Un artiste troll Zuckerberg à Menlo Park, ville où siège Facebook

culture geek

Par Elodie le

Afin de protester contre les attaques de Facebook envers le droit des utilisateurs, un artiste a entrepris de troller Mark Zuckerberg par le biais d’œuvres disséminées un peu partout dans Menlo Park, la ville où est établi le siège de Facebook.

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Crédit : Matthew LaPenta

Matthew LaPenta « ne déteste pas » Mark Zuckerberg mais estime que le boss de Facebook « avait besoin d’un retour artistique et comique de ce qu’il se passe dans la réalité ». Il a donc entrepris de placarder ses œuvres dans le campus Facebook à Menlo Park, en Californie, dont plusieurs font directement référence à 1984, le célèbre livre de George Orwell.

« La raison pour laquelle j’ai réalisé ce travail a été générée par les attaques de Facebook contre les droits de ses utilisateurs. En particulier la partie qui dit « tout ce que vous postez sur Facebook nous appartient. Ou peut-être que ça vient aussi de la manière dont Facebook contrôle ce qui s’affichait dans notre fil d’actualité pour faire des expériences psychologiques. Ou peut-être est-ce en raison de leur partenariat continu avec la NSA », explique-t-il dans un mail à Business Insider.

Let the Menlo Park Residency begin. This piece is of course inspired by the infamous #obey icon by @obeygiant. More to come! #facebook #menlopark #menloparkresidency #art #artresidency #facebookart #digitalart #contemporaryart #markzuckerberg #obeymark #like

Une photo publiée par Matthew LaPenta (@matthewlapenta) le

« Je ne déteste pas Mark Zuckerberg, mais je pense qu’il avait besoin d’un retour artistique et comique de ce qu’il se passe dans la réalité », ajoute-il.
Cette réalité a rejoint la fiction prédit par Orwell dans 1984 :
« Il y a beaucoup de similitudes entre ‘1984’ d’Orwell et Facebook. Ils ont la capacité de contrôler l’information et ils peuvent voir l’ensemble de votre activité sociale. Cependant, nous avons renoncé à nos droits pour utiliser cette plateforme de logiciel libre. Ce sont les utilisateurs qui ont activement décidé de renoncer à une partie de leur liberté. »

LaPenta ne s’exclut pas de l’équation pour autant, il concède même qu’il a peut-être fait ce travail pour lui : « Je suis devenu un petit peu obsédé par les couleurs utilisées sur Facebook. […] Facebook est devenu une partie intégrante de ma vie et, pour être honnête, je pensais que ça en était devenu pathétique. […] Peut-être que je dois cesser d’utiliser à ce point Facebook », « ce sont peut-être les utilisateurs qui ont besoin d’un retour comique à la réalité ».

Il n’exclut pas également, aussi « ironique » que cela puisse paraître, de poster son travail sur Facebook :

« Suis-je vantard ? Je ne le pense pas. Suis-je obsédé par moi-même ? J’essaie difficilement de ne pas faire partie de ce monde du selfie mais Facebook a de la portée et de la puissance. Il serait presque contre-productif de ne pas l’utiliser. Nous avons juste besoin de toujours regarder derrière notre épaule à partir de maintenant. »

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Crédit : Matthew LaPenta

Ses œuvres ont été retirées depuis mais sont toujours visibles sur son site et son compte Instagram.

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