L’AutoFull M6 Ultra 2.0 est disponible en noir et doré, son prix est de 599 euros (lorsque nous avons réalisé ce test), la chaise pèse 36 kg et supporte une charge maximale de 150 kg. Elle embarque un système thermique actif, un support lombaire adaptatif et une ribambelle de réglages qu’on ne voit généralement pas dans cette catégorie de prix. La question est de savoir si tout ça tient la route en conditions réelles, sur une journée de bureau complète.
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Un montage rapide et simple
La chaise arrive en plusieurs éléments dans un carton imposant. L’assemblage est guidé par une grande affiche illustrée qui fait office de notice, avec une vidéo complémentaire disponible en ligne. Quelques incohérences entre les deux supports, mais rien de bloquant. Moins d’une heure pour tout monter seul, 30 à 40 minutes pour les plus habiles. C’est dans la norme de la catégorie, voire légèrement en dessous pour une chaise avec autant de composants électroniques intégrés. Une petite pochette de rangement est prévue à l’arrière du dossier pour y glisser une batterie externe par exemple.
Un design sobre et bien fini
L’assise est en cuir synthétique perforé, souple et agréable au toucher. La perforation joue un rôle dans la régulation thermique, en complément du système de ventilation intégré. Le châssis métal est lourd et solide. Les accents dorés sur le modèle noir sont discrets et ne prennent pas le dessus sur l’ensemble. La garantie 3 ans est un bon point sur ce type de produit.
Un détail à noter sur les accoudoirs car leur surface commence à montrer quelques légères traces d’usure après un usage sous le bord d’un bureau. Mineur, mais à anticiper si votre configuration implique de passer et repasser les accoudoirs sous un plan de travail. Éviter également de manger sur la chaise car les miettes peuvent passer à travers les perforations de l’assise et devenir très difficiles à récupérer !
Le premier contact est bon. Contrairement à beaucoup de chaises gaming qui nécessitent une période de rodage, la M6 Ultra 2.0 est confortable immédiatement. L’assise est plane, sans bolsters hauts sur les côtés, ce qui peut surprendre visuellement mais se révèle un vrai avantage au quotidien. Le rembourrage est ferme sans être dur. On ne sent ni les ventilateurs ni les éléments chauffants sous les fesses, l’assise est suffisamment épaisse pour les masquer complètement.
La chaise est recommandée pour les personnes mesurant entre 1,65 m et 1,85 m. Au-delà de 1,85-1,90 m, le lombaire peut se retrouver mal positionné par rapport à la morphologie : trop bas dans le dos, il pousse le buste vers l’avant et empêche de s’adosser correctement. Ce n’est pas un défaut de conception, c’est une limite de gabarit à vérifier avant l’achat.
Lombaire adaptatif : le vrai point fort, avec des nuances
C’est clairement l’argument principal de la chaise, et c’est celui qui tient ses promesses pour les morphologies compatibles. Le support lombaire s’adapte dynamiquement : quand on s’avance sur le siège, il descend ; quand on s’adosse, il remonte pour suivre la cambrure. En pratique, sur une longue journée de bureau, le bas du dos est soutenu sans intervention manuelle. C’est particulièrement utile pour ceux qui ont tendance à s’avancer légèrement plutôt qu’à rester dos au dossier.
Deux précisions importantes. Le lombaire et l’appuie-tête sont tous les deux solidarisés à la chaise, il n’est pas possible de les retirer. Si vous n’aimez pas ce type de soutien, vous ne pourrez pas les enlever. Par ailleurs, la mousse du lombaire est relativement fine, 2 à 3 cm avant d’arriver sur la structure plastique du mécanisme de vibration. En s’appuyant avec force, on peut sentir le plastique, ce qui limite le confort en position très adossée.
La courbure du lombaire est assez marquée dès la position de base. Elle convient parfaitement aux personnes ayant une chute de rein prononcée, mais sera gênante pour les dos plats. C’est un autre critère de morphologie à vérifier avant l’achat.
Un système thermique : agréable mais pas indispensable
La grande originalité de cette chaise, ce sont les ventilateurs intégrés dans l’assise qui descendent la température de surface autour de 19 °C, et les éléments chauffants en infrarouge qui montent jusqu’à 50 °C. Ce n’est pas une résistance chauffante mais de l’infrarouge, ce qui explique la consommation très faible puisque le tout fonctionne via USB-A, soit l’équivalent de trois piles AA. Une batterie externe de petite capacité suffit pour plusieurs heures d’utilisation sans être attaché à une prise secteur.

Trois niveaux pour chacun, contrôlés via un panneau sur le côté droit de l’assise. Ventilation et chauffage ne peuvent pas être activés simultanément, ce qui est logique. En revanche, ventilation et vibration peuvent l’être en même temps. À noter que pour ressentir vraiment l’effet de la ventilation, il faut la passer au niveau 3. Les niveaux 1 et 2 sont perceptibles mais peu convaincants. La chauffe est réelle à 40-50°C mais prend du temps à se ressentir, comme les sièges chauffants de voiture. Le bruit des ventilateurs en niveau 3 est comparable à un laptop en charge. Audible, mais pas gênant.

Le massage lombaire n’est qu’un gadget
La vibration lombaire intégrée ne produit pas de vrai massage, mais une série d’impulsions vibratoires dans le dossier. Trois séquences sont disponibles. L’effet est trop superficiel pour être réellement relaxant. C’est une fonctionnalité marketing qui ne justifie pas à elle seule l’achat de cette chaise. Idéale pour une sieste dans la chaise en position allongée, peu utile en travaillant.
Les accoudoirs 6D offrent une amplitude de réglage inédite : hauteur, profondeur, inclinaison dans les deux sens, rotation complète à 360°. Ce dernier point permet un usage qui n’existe sur aucune autre chaise : en les inclinant légèrement vers le haut et en les rapprochant en diagonale, on crée un véritable support pour tenir un smartphone ou une manette sans fatigue dans les bras. C’est aussi pratique pour regarder du contenu en mode semi-allongé !
En revanche, la tension des réglages est trop faible car les accoudoirs ont tendance à bouger en se levant ou en posant les coudes. Un léger jeu est perceptible même bien serrés. La parade est de les retourner dans l’autre sens pour les stabiliser, ce qui bloque le mouvement.
Enfin, le dossier s’incline jusqu’à 160°, ce qui permet une position quasi allongée. Le repose-pieds intégré se déplie pour compléter la position, avec un coussin légèrement profilé pour caler les mollets. L’appuie-tête est en tissu différent du reste de la chaise, en mémoire de forme, très confortable. Ses ailes latérales se replient pour envelopper la tête en position semi-allongée. Il est réglable en hauteur, en profondeur et en inclinaison, mais non amovible. Pour les utilisateurs de casque gaming, attention car les ailes de l’appuie-tête peuvent interférer avec les oreillettes.

Face à la concurrence ?
Sur ce segment, les concurrentes directes sont la Razer Iskur V2 à 699 euros et la Secretlab Titan Evo à 549 euros. La Razer propose un support lombaire à ressort et des accoudoirs 4D mais n’a pas d’appuie-tête intégré ni de système thermique, pour 100 euros de plus. La Secretlab est bien finie et polyvalente, mais sans fonctions électroniques actives. À 599 euros, l’AutoFull M6 Ultra 2.0 se retrouve donc entre les deux sur le prix, tout en embarquant des fonctionnalités qu’aucune des deux ne propose. Pour un usage purement mécanique sans système thermique, la Secretlab reste un choix pertinent. Mais sur le rapport fonctionnalités/prix, l’AutoFull prend clairement l’avantage.
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