Kryptos, l’œuvre codée de la CIA bientôt déchiffrée ?

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Par Elodie le

Pour fêter les 25 ans de la chute du mur de Berlin ainsi que son anniversaire, l’auteur de Kryptos, cette sculpture trônant au siège de la CIA, a dévoilé un nouvel indice afin que son mystère soit percé à jour avant sa mort.

Kryptos_CIA

En 1990, lors de l’inauguration de son siège en Virginie, la CIA avait lancé un concours avec à la clé un prix de 250 000$ pour trouver un sculpture à placer dans sa cour d’entrée. C’est celle de Jim Sanborn qui l’a emporté au plus grand dam –ou plaisir- des aficionados d’énigme en tout genre. Car la particularité de cette scultpure est d’être composée de 4 énigmes.

Trois furent décodées dans les années 90 à la faveur d’un groupe de stagiaires de la NSA en visite au siège de la CIA. La 4e partie, intitulée « Kryptos » (« cache » en grec) a été abandonnée car trop complexe et longue à déchiffrer.

Il y a quelques années, Jim Sanborn confiait au New York Times qu’à 65 ans, il n’attendrait pas « encore des décennies » avant que quelqu’un ne trouve la clé de l’énigme, il avait donc révélé un indice : les six caractères allant du 64e au 69e sur les 97 de « Kryptos », en l’occurrence NYPVTT, signifient BERLIN. Restait donc 91 caractères à décrypter. Sachant que Jim Sanborn, par inadvertance et/ou pur plaisir, a laissé traîner quelques coquilles de ci de là rendant encore plus compliqué le décryptage.

Les 4 parties de l'énigme
Les 4 parties de l’énigme

Les meilleurs mathématiciens s’y sont risqués et ont échoué. La 4e et dernière partie de la sculpture encore non déchiffrée va peut-être bientôt révéler ses derniers secrets. C’est en tout cas le souhait de Jim Sanborn. Comme précédemment, par peur que le mystère ne soit jamais résolu avant sa mort, il a livré un second indice : « CLOCK », pour les lettres suivant NYPVTT. Ce qui réduit à 86, le nombre de caractères restant à déchiffrer.

Pourquoi « clock » ? Comme le précise Jim Sanborn à Wired, il a toujours été fasciné par les multiples horloges présentes dans Berlin. Mais une en particulier a retenu son attention, Berlin Urh aussi appelé « horloge de la théorie des ensembles » conçue dans les années 70 par Dieter Binninger.
Celle-ci est basée sur un système complexe. Elle ne donne pas l’heure grâce à des chiffres mais un système de rangées de lampes rouges et jaunes.

Berlin Urh
Berlin Urh

Mais comme le précise malicieusement Wired, cette fascination de Sanborn pour les horloges et celle-ci en particulier n’est peut-être qu’une diversion. « Clock » pourrait très bien se référer à la méthode élaborée par Alan Turing et son équipe pour cracker Enigma. D’autant que le film Imitation Game racontant le travail de Turing sur Enigma pendant la Seconde Guerre Mondiale, sort prochainement. Coïncidence ?

D’après la légende relatée par Le Monde, cette énigme serait la clé d’un secret encore plus important caché quelque part sous les bâtiments de la CIA : « code d’accès au Graal, anciens secrets maçonniques, voire lecture de Nostradamus ».

Sanborn lui explique qu’une fois cette 4e partie déchiffrée, elle révèle une énigme qui nécessite d’aller ensuite au siège de la CIA pour être enfin résolue. « Berlin ». Et maintenant « clock ». À vos méninges !
Si Sanborn meurt demain, il emportera son secret dans la tombe, comme il l’a confié à Wired, il est le seul sur terre à détenir la clé de l’énigme…

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