Julian Assange, cet hôte encombrant pour Londres

culture geek

Par Elodie le

Scotland Yard a confirmé le coût du siège de la police devant l’ambassade d’Equateur où Julian Assange a trouvé refuge voilà bientôt 3 ans : plus de 13 millions d’euros à ce jour.

assange_ambassade_londres_cout_contribuable

Depuis juin 2012, Julian Assange, fondateur de Wikileaks, est réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres, pays qui lui accordé l’asile politique, sous le coup d’un mandat d’arrêt pour agressions sexuelles.

Poursuites qu’il considère n’être qu’un prétexte afin que les États-Unis obtiennent son arrestation et puissent ensuite réclamer son extradition pour une affaire remontant à 2010 et qui a vu la divulgation de quelques 250 000 câbles diplomatiques, 500 000 rapports militaires et les War logs sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Mais voilà, pour Londres cet invité devient un hôte quelque peu encombrant. Et régulièrement, le coût de son séjour fait les gros titres de la presse qui détaillent les sommes dépensées pour placer des policiers 24h/24 et 7j/7 devant les entrées de l’ambassade, au cas où Assange se déciderait à pointer son nez hors de ses frontières invisibles.

Ainsi, en août dernier, Le Monde établissait que près de 8 millions d’euros (6,5 millions de livres sterling ou environ 11 200€/jour) ont été dépensés en deux ans entre juin 2010 et 2014.

Aujourd’hui, évidemment, la facture s’allonge. Les 9 millions de livres sterling ont été dépassés en octobre et la barre des 10 millions depuis (plus de 13 400 000€), facture confirmée par Scotland Yard et payée par le contribuable, ce qui a le don d’énerver les autorités qui aiment à le faire savoir.

« Nous sommes clairs sur le fait que nos lois doivent être respectées et Monsieur Assange devrait être extradé vers la Suède. Comme toujours, nous nous tournons vers l’Équateur pour nous aider à clore cette difficile et coûteuse situation. Nous avons besoin d’une issue diplomatique, mais finalement c’est le contribuable qui paie la facture », affirme Stephen Greenhalgh, l’adjoint au maire chargé de la police et de la criminalité de Londres.

Si Assange a annoncé en août dernier qu’il quitterait l’ambassade d’Equateur « sous peu », force est de constater que sa sortie prochaine ne semble pas à l’ordre du jour.

Sortie qu’il ne souhaite pas effectuer sans garantie qu’il ne sera pas arrêté pour être directement livré aux autorités américaines. Si le fondateur de Wikileaks est sous mandat d’arrêt, aucun chef d’inculpation n’a été prononcé, il est attendu pour interrogatoire.

Source: Source