Perquisition surprise chez Uber France

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Par Elodie le

Lundi 16 mars, la police a perquisitionné le siège d’Uber France dans le XIXe arrondissement de Paris. En cause, le service controversé UberPop. Une « tentative d’intimidation » pour la direction.

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Vingt-cinq policiers ont perquisitionné pendant 6 heures ce lundi les locaux d’Uber France sur ordre du parquet de Paris dans le cadre d’une enquête sur son service de covoiturage UberPop. Ce dernier met en relation des particuliers avec des chauffeurs non professionnels.
Pour exercer, ces chauffeurs, sélectionnés par Uber, n’ont besoin de satisfaire qu’à quelques critères : trois ans de permis minimum, casier judiciaire vierge, assurance auto réglementaire et certificat médical notamment.

L’information du Nouvel Obs, confirmée par la firme, intervient alors que le service UberPop est interdit depuis le 1er janvier 2015 au regard de la loi Thevenoud qui rend illicite la mise en relation de particuliers avec des chauffeurs non professionnels. Une loi taillée sur mesure.

On se souvient qu’Uber s’était attiré les foudres des chauffeurs de taxi et autres services de VTC qui criaient à la concurrence déloyale. Ces derniers avaient d’ailleurs trouvé une oreille attentive du côté du gouvernement qui considère le service UberPop illégal et l’assimile à du travail au noir déguisé.

Lors de la perquisition, dont le mandat n’est « pas particulièrement clair et défini » aux dires du porte-parole de la société, les 45 employés ont été amenés à collaborer en fournissant divers documents, e-mail et matériels. La police a notamment saisi les téléphones portables prêtés par la compagnie à ses différents chauffeurs.

Pour Uber France, il ne fait aucun doute que cette affaire n’est qu’une « tentative d’intimidation », alors même que de récentes décisions juridiques ont été rendues en faveur de la compagnie.

Depuis le début de l’année et l’entrée en vigueur de la loi Thevenoud, 250 chauffeurs amateurs UberPop ont été verbalisés dans toute la France, comme nous la signale France Info.

La compagnie américaine est sous le feu des critiques depuis son arrivée en Europe, les autorités ne sachant pas trop comment définir les services proposés par Uber. L’Allemagne n’a pas tergiversé bien longtemps puisqu’elle a interdit à Uber d’exercer ses activités dans le pays.

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