Pas de résurrection numérique pour Robin Williams

culture geek

Par Elodie le

Le testament de l’acteur américain décédé l’été dernier prévoit une clause particulière concernant l’exploitation de son image, celle-ci est protégée de toute exploitation pendant 25 ans.

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Vous avez certainement déjà aperçu cette publicité mettant en scène Alfred Hitchcock vantant les mérites d’une voiture, Gandhi et Einstein pour Apple ou Marilyn Monroe et Marlene Dietrich égérie post mortem d’un parfum français, alors même que ces célébrités sont disparues depuis bien longtemps. Les prouesses technologiques au service d’une renaissance numérique…

Et bien vous ne risquez pas de voir ce type de publicité avec Robin William… du moins avant un moment. 25 ans précisément. Hollywood Reporter nous apprend que l’acteur, décédé le 11 août 2014, a prévu une clause spécifique concernant l’exploitation de son image dans son testament, stipulant qu’il refusait tout usage de celle-ci, que ce soit pour des œuvres artistiques ou publicitaires, pendant un quart de siècle, soit jusqu’au 11 aout 2039.
Bien entendu, la diffusion – et rediffusion – de ses films est permise.

Comme le rapporte Première, Laura Zwicker, une avocate spécialisée dans la protection de l’image des célébrités, trouve « intéressant qu’il ait demandé une interdiction de 25 ans ». Non pas que l’interdiction soit surprenante en soi, mais sa durée la surprend :

Je n’avais encore jamais vu ça. J’ai vu des gens connus préciser comment leur image devait être gérée après leur mort avec un exemple précis -interdiction de l’utiliser pour une publicité Coca Cola par exemple- mais jamais de manière aussi étendue. Cela pourrait bouleverser la manière dont les stars gèrent leur droit à l’image.

Un cas qui pourrait donc faire jurisprudence auprès des stars, l’utilisation de l’image, numérique ou non, d’une star disparue sont légion. Par exemple, les ayants droit du peintre Pablo Picasso ont signé un contrat avec Citroën pour que la marque baptise l’une de ses voitures du nom de l’artiste. Accord dont le montant est toujours resté secret, même lors de son renouvellement.

Par ailleurs, Robin Williams a également prévu dans ses dernières dispositions que les revenus tirés de l’exploitation de son image, de la diffusion de ses films à la vente de produits dérivés, à son effigie ou lui ayant appartenus soient reversés à des associations caritatives, comme Make a Wish, AIDS (qui lutte contre le Sida), Médecins sans frontières, etc.)

C’est toujours ça de moins à compter dans l’héritage de l’acteur, au cœur d’une bataille judiciaire entre sa dernière épouse et ses enfants.