[Le mot du jour] Les « Zindés »

Par Gaylord le

De nos jours, le jeu vidéo moderne se télécharge et se déguste avec un verre de Chianti à la main. Derrière des mécaniques ingénieuses et une réflexion intense sur le média jeu vidéo, les jeux indépendants (ou « zindés ») ont réussi à nous proposer autre chose que du jeu vidéo bête et méchant. Braid, Flow ou Fez sont les fiers ambassadeurs d’une vision de pensée à contre-courant. Le bouton ou la gachette n’est plus une touche « physique » que l’on « presse » pour « sauter » ou « courir », mais un prolongement naturel de l’être dans un monde fait de choix et de tourments. Le jeu vidéo devient réflexif, polymorphe et culturo­-développant. Le pixel ? Une étape dans une vie faite de designs inventifs et de plongeons dans une piscine les yeux fermés.

don't starve

Le joueur prend en main le destin d’un pétale de fleur, d’un trombone usagé, d’un jaune d’oeuf… Le joueur transcende son univers et se mue en message d’espoir contre les vilaines compagnies qui ne cherchent que le profit immédiat avec des jeux qui font panpan et badaboom. Rien de plus normal puisque les jeux zindés sont le fruit d’une personnalité brillante, quelques fois aidé par une équipe réduite qui dit zut à la société de consommation.

Libre de toute contrainte, le développeur zindé tend à crier à la face du monde le génie de son oeuvre. Pensez à vous éloigner un peu, parfois il crie vraiment très fort.

Les zindés qu’on vous conseille : Braid, Super Meat Boy, Bastion, Limbo, Mark of the Ninja, Hotline Miami, Don’t Starve, Valery Giscard d’Estaing Rebirth

Pour plus de jeux zindés, voir notre catégorie indés

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