
Tous les facteurs devraient donc être équipés de smartphones pour leurs tournées d’ici fin 2015. Des smartphones dotés de stylets qui permettront aux salariés de gérer au mieux leurs tournées, de scanner des colis ou d’accueillir des signatures. De plus, ces smartphones peuvent être utilisés dans la vie privée par les facteurs, puisque ces derniers peuvent les utiliser pour écrire des SMS, lire des mails ou aller sur internet.
Mais à Lisieux, la Poste va devoir retirer les smartphones des 250 facteurs suite à une plainte du CHSCT (Cominté d’hygiène, de sécurité et des conditions travail). En compagnie de la CGT, la CHSCT insiste sur les conditions de sécurité et de santé physique et mentale des personnels concernés.
La Poste, qui ne veut pas faire de vagues, a donc décidé de réaliser une contre-expertise par le cabinet Secafi pour s’assurer que les smartphones ne représentaient pas de danger pour les facteurs. En attendant, ils en sont privés.
Cette raison ne semble pourtant n’être qu’un prétexte. En effet, l’arrivée de smartphones dans la poche de nos facteurs mettrait des emplois en danger, puisqu’ils permettraient de gagner 31 heures par an (soit presque un poste) à chaque salarié.
Cette histoire n’est pour l’instant cantonnée qu’à Lisieux. Sur les 90 000 smartphones devant être déployés avant la fin de l’année, 64 000 ont été distribués.