[Impressions] Battleborn : Retour sur une des bonnes surprises de cette Gamescom 2015

Par Henri le

La gamescom fut l’occasion de confirmer (ou non) nos bonnes impressions sur de nombreux jeux. Mais Battleborn, dont on n’attendait pas grand-chose, nous a vraiment enthousiasmé.

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Si Mafia 3 (nos impressions) a clairement marqué les esprits de la presse, d’autres titres ont réussi à se montrer sous un meilleur jour. C’est notamment le cas de Battleborn, dernier projet de Gearbox, qui s’est laissé approcher lors de cette gamescom via une démo qui permettait d’essayer le jeu en PvE.

Sur le papier, le projet des créateurs de Borderlands semble tirer son inspiration de différents genres de jeu. Sachez malgré tout que Battleborn reste avant tout un FPS, et qu’il emprunte beaucoup de mécanismes à son ainé, notamment son aspect graphique. Les déplacements sont rapides, et les joutes plutôt nerveuses. Le coop avec quatre autres amis rappellera de bons souvenirs à ceux qui ont parcouru Borderlands à plusieurs. On envisage donc les combats différemment que l’on soit tank ou caster.

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Gearbox assure d’ailleurs qu’un mode histoire, disponible en écran splitté ou en ligne, sera bel et bien présent lors de la sortie du titre. On y découvrira le destin de Solus, une des dernières étoiles de l’univers, que convoitent toutes les races environnantes. Alors que certains veulent la coloniser, d’autres préfèrent la défendre alors que certains attendent la fin de toute vie (et potentiellement le recommencement d’autre chose). Ces différents peuples vont être obligés de s’allier contre une menace commune, les Varelsi, qui ont déjà détruit une grande partie des autres étoiles. Vous aurez donc le choix entre un patchwork de 25 héros différents, tous dotés de caractéristiques singulières, pour former une équipe homogène.

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Cela semble être le grand atout du titre. Chaque héros dispose d’une véritable identité, mais aussi de pouvoirs inédits. On n’évite pas quelques profils lambda, comme un ersatz de master Chief ou un sniper, mais le tout laisse vraiment la possibilité de trouver un personnage qui correspond à sa vision du jeu. Certains peuvent ralentir le temps ou (accessoirement) lancer des chouettes explosives, d’autre se servent de katanas, ultra efficace au corps à corps tandis que d’autres préféreront utiliser le combo sort à distance/pistolet. Chacun d’entre eux demande un effort de prise en main et devrait éviter le sentiment de répétitivité parfois reproché à Gearbox. On attend beaucoup du mode PvP qui confrontera 10 joueurs et devrait être plus technique qu’il n’en a l’air.

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Si Battleborn partage des similarités avec le MOBA, c’est bel et bien parce qu’il propose un leveling rapide de votre héros, qui peut en une mission (entre 30 min et 45 min) augmenter toutes ses aptitudes de combat via une arborescence à choix multiple. Vous repartirez de zéro à chaque nouvelle quête et pourrez ainsi adapter votre perso pour la mission à venir.

Cette expérience multi devrait apporter une diversité qu’il sera effectivement plus dur à retrouver en solo. D’autant plus que les niveaux sont encore assez vides et se résument souvent à nettoyer de grandes aires de la map. Il reste cependant plusieurs mois à Gearbox pour insuffler à ces décors extrêmement colorés un peu plus de vie. Tout n’est pas perdu pour autant, et on apprécie le fait de pouvoir « customiser » certains éléments de la map, pour pouvoir se défendre contre des attaques (via des tourelles automatiques ou des boucliers).

Si le studio s’occupe de ces petits problèmes, Battleborn pourrait bien devenir un titre à surveiller de très près.

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