Airbnb va bientôt prélever la taxe de séjour

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Par Elodie le

À partir du mois d’octobre, Airbnb prélèvera la taxe de séjour, d’un montant de 0,83 cts par jour et par habitant. Une manne financière considérable pour la municipalité parisienne.

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C’est une bataille de haute lutte entamée par le secteur hôtelier qui trouve aujourd’hui son épilogue.

Dès le 1er octobre et en vertu d’un décret d’application relatif à loi de finances (publié au début du mois au Journal Officiel), tout utilisateur Airbnb devra s’acquitter d’une taxe de séjour d’un montant de 0,83 centime par jour et par habitant, contre 0,75 centime comme évoqué initialement par Laurent Fabius. Somme qui sera prélevée directement par Airbnb et reversée à la ville de Paris avant que cette collecte ne soit « progressivement étendue à d’autres villes en France ».

Par ailleurs, la somme à collecter sera définie par chaque municipalité.

Celle qui devrait décrocher la timbale n’est autre que la Mairie de Paris. En effet, la capitale est la ville la plus courtisée au monde, avec 50 000 offres de locations pour 150 000 offres sur tout le territoire.

Dans un communiqué publié mardi 25 août, Airbnb précise ainsi qu’« Une nouvelle ligne apparaîtra sur le reçu des voyageurs. D’un montant de 0.83 euro par nuit et par voyageur, elle correspond à la taxe pour la catégorie ‘meublés touristiques non classés’ qui inclut la taxe municipale et la taxe départementale. Elle viendra automatiquement s’ajouter au montant de la réservation payée par les voyageurs séjournant à Paris et sera reversée directement à la Ville. »

Selon les estimations, la Mairie de Paris pourrait ainsi percevoir 10 millions d’euros en 2016. Une rentrée d’argent qui devrait calmer les ardeurs de la municipalité qui dénonçait la multiplication des locations meublées comme autant d’offres retirées du marché locatif parisien, déjà très tendu.

Une situation dont se félicite Nicolas Ferrary, directeur France d’Airbnb : « Nous sommes fiers de lancer ce processus fiscal simple et efficace dans notre première destination mondiale, et de permettre ainsi à Paris de mieux percevoir cette importante source de revenus de la part de nos voyageurs ».

Airbnb n’a pas vraiment le choix de faire amende honorable, le service étant, soit décrié, soit menacé d’interdiction dans d’autres villes à travers le monde sous la pression du secteur hôtelier. Ainsi, menacé par l’État de New York pour violation de la loi sur les locations, Airbnb a préféré prendre l’initiative en supprimant 2 000 annonces litigieuses.

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