Prison avec sursis pour 3 Anonymous anti-nucléaires condamnés pour attaques DDoS

Général

Par Elodie le

Trois membres des Anonymous ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir mené plusieurs attaques informatiques (DDoS) contre des sites pronucléaires (collectivités...

Trois membres des Anonymous ont été condamnés à des peines de prison avec sursis pour avoir mené plusieurs attaques informatiques (DDoS) contre des sites pronucléaires (collectivités et l’Andra, Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) et par vengeance après la mort de Rémi Fraisse (ministère de la Défense) en décembre 2014

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Le parquet avait demandé une peine de prison avec sursis « symbolique et de principe » pour Boby, ErcUn et Seamymsg, respectivement Loic Schneider (20 ans), David Druart (41 ans) et Cédric Sybille (36 ans), trois militants du mouvement Anonymous, accusés d’attaques informatiques dans le cadre de l’opération « Grands Projets Inutiles et Imposés » (#OpGPII). Après enquête de la DGSI, les trois hackers avaient été mis en examen.

Le tribunal de Nancy a suivi les réquisitions du Parquet condamnant les trois hommes à des peines allant de 4 à 8 mois de prison avec sursis.
En outre, leur matériel informatique a été confisqué et ils devront indemniser la région Lorraine et le Conseil départemental de la Meuse d’un peu moins de 6 000 et 1 500 euros et à verser 1 euro symbolique à l’Andra.

Loic Schneider a également été condamné pour l’attaque du site du ministère de la Défense consécutivement à la mort du militant écologiste Rémi Fraisse opposé au barrage de Sivens dans le Tarn.

capture d'écran - Reporterre
capture d’écran – Reporterre

Les accusations d’intrusions et de modification des données n’ont pas été retenues. Cependant, l’avocat de David Druart, Me Emmanuel Pereira, estime qu’« il y a une disproportion entre le risque pénal encouru et les faits ». Soit des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Lors de l’audience, l’avocat de Seamymsg, Stéphane Vallée, avait souligné que ce type d’attaques DDoS « est presque le niveau zéro du hack ». Pour Me Pereira, ces attaques représentent tout au plus « une nouvelle manière de manifester », de la même manière que les routiers bloquent les autoroutes et pourtant « ils ne sont pas poursuivis ».

Il n’exclut pas de faire appel.


La déclaration de Loic Schneider lors de son procès