
Après 4 mois d’enquête de la DGSI, saisie après les différentes attaques, deux hommes viennent d’être mis en examen après 48h de garde à vue, selon les informations de France Info. L’un à Reims, l’autre à Nancy.
Les attaques avaient touché plusieurs sites internet lorrains que les deux hommes avaient réussi à bloquer grâce à des attaques en « dénis de service » (DDoS) : celui du ministère de la Défense, du Conseil régional de Lorraine et de l’Andra, l’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.
Ces attaques s’inscrivent dans le cadre des multiples opérations menées par les Anonymous contre certaines structures ou instances gouvernementales. Dans le cas présent, les attaques visaient “les grands projets inutiles et imposés ». L’opération menée contre le ministère de la Défense notamment était donc intitulée #OPGPII (l’acronyme de “grands projets inutiles et imposés”) et avait été lancée en représailles à la mort de Rémy Fraisse (tué le 26 octobre par une grenade lors d’affrontement autour du projet du barrage de Sivens).
TANGO DOWN
@Defense_gouv …and they wanna make flying drones !
http://t.co/NXq1E6FyS1
http://t.co/wk3YpRyGK6
#OpGPII pic.twitter.com/pAadWScvIB
— Operation GPII (@OpGPII) 7 Janvier 2015
Au lendemain de l’attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo en début d’année, le mouvement avait annoncé stopper cette opération pour faciliter le travail des enquêteurs.
Suite à la Fusillade qui a eu lieu à Paris, nous arrêtons momentanément nos attaques sur le site du ministère de la Défense.
#OpGPII Team
— Operation GPII (@OpGPII) 7 Janvier 2015
Anonymous avait annoncé par la suite, via communiqué de presse, le lancement d’une nouvelle opération et promis une « réaction massive et frontale » contre les « ennemis de la liberté ».
Les deux hommes mis en examen auraient agi de concert et leur appartenance aux Anonymous ne ferait pas de doute puisque le jeune nancéien de 19 ans l’a revendiqué. par ailleurs, les fameux masques rendus célèbres par le film V, for Vendetta, ont été retrouvés chez lui (si c’est une preuve, brûlez les vôtres, sait-on jamais).
Les deux hommes seront fixés sur leur sort dans deux mois lorsqu’ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Nancy, le 9 juin prochain. Ils encourent 10 ans de prison et 150 000€ d’amende.