
Voiture brûlée dans le camp de réfugié en question (Kalandia)
Atef Safadi/European Press Photo Agency
Dans cet incident, l’application Waze a été montrée du doigt. Mais l’entreprise ne s’est pas laissée faire. Julie Mossler son porte-parole, la défend :
L’application Waze inclut un réglage par défaut spécifique, qui évite les routes des zones marquées comme dangereuses ou interdites pour les israéliens. Dans ce cas-ci, ce réglage a été désactivé.
Waze étant à l’origine une entreprise israélienne, elle offre des recommandations aux utilisateurs sur les zones instables aux alentours de ce territoire.
Selon Waze, la responsabilité incombe donc aux deux militaires et à leur utilisation du logiciel.
Le lieutenant Colonel Peter Lerner de l’armée israélienne non plus, n’est pas tendre envers les soldats en question. Selon lui, ceux-ci ne sont pas censés utiliser de service GPS dans des zones qui ne leur sont pas familières :
Ils devraient utiliser des cartes et connaître la route.
Le ministre de la défense Israélien Moshe Yaalon en rajoute une couche :
J’ai toujours dit que même si vous utilisez un programme de navigation, il faut toujours savoir vous diriger sur une carte.

Ce n’est pas la première polémique autour de cette application. En décembre 2015, des habitants de Los Angeles accusent Waze de troubler leur vie quotidienne en détournant le trafic routier vers leur quartier. De plus, en janvier de la même année et dans la même ville, des policiers dénoncent le fait que l’appli révèle les positions des forces de l’ordre aux délinquants.
Au Brésil en octobre 2015, Waze a aussi mené un couple en recherche d’une pizzeria, vers une favela contrôlée par un gang. L’endroit porte en fait le même nom que celui où se trouve le restaurant. La femme a été abattue sous les yeux de son mari.
Autant d’accidents malheureux, qui n’ont pas vraiment diminué le nombre d’utilisateurs de la célèbre appli GPS.