[Facebook] Le bouton “J’aime” dans le colimateur de la justice allemande

Sur le web

Par Elodie le

Les déboires de Facebook en Europe ne semblent pas prêt de s’arrêter. Aujourd’hui, son plug-in « J’aime » implémenté ci et là se retrouve dans l’œil du cyclone en Allemagne, attaqué par un groupe de consommateurs.

facebook_bouton_jaime_attaqué_allemagne

Facebook est attaqué une nouvelle fois sur sa collecte de données personnelles plus ou moins dissimulée.

Un tribunal de Düsseldorf a ainsi estimé que l’intégration du bouton « J’aime » de Facebook sur un site internet était contraire à la législation sur la protection des données personnelles.

La justice reproche à ces plug in sociaux de collecter puis transmettre les données d’identification de l’internaute à Facebook, dont son adresse IP. Une collecte qui se ferait à l’insu de l’internaute, sans son consentement et parfois même sans qu’il ait cliqué sur ce fameux bouton.

En l’occurrence, c’est la manière dont le bouton « J’aime » est implémenté sur le site Peek & Cloppenburg (boutique de vêtements en ligne) qui pose problème. Rien ne dit si la faute revient à Facebook ou au site qui aurait lui-même codé l’intégration du plug-in sur son site.

« Un simple lien vers une déclaration de protection des données au bas du site web ne constitue pas une indication que des données ont été ou vont être traitées », a estimé le juge.

Il est en effet tout à fait possible d’implémenter un bouton « J’aime » sur son site sans forcément utiliser le clé en main fourni par Facebook, recueillir et transmettre l’adresse IP des internautes qui s’y connectent ou générer un cookie.

P&C peut être sanctionné à hauteur de 250 000 euros ou une peine d’emprisonnement de 6 mois pour l’administrateur du site.

Pour Facebook, cette affaire n’est qu’un « cas spécifique » et ne remet aucunement en cause l’existence du bouton « J’aime », qui est « une partie importante, acceptée et légale de l’Internet ».

Si l’Allemagne est le pays européen le plus strict en matière de protection des données personnelles, la CNIL a récemment mis en demeure Facebook de se conformer à la Loi Informatique et Libertés, après avoir relevé de « nombreux manquements » dans ses méthodes de collecte et d’utilisation des données personnelles des utilisateurs français.

Ultimatum également transmis par la justice belge à Facebook qui lui demandait en fin d’année dernière de mettre fin au traçage des internautes non inscrits sur le réseau social. Traçage rendu possible par l’utilisation de cookies, sans que le consentement préalable de l’internaute ait été obtenu.

Pour toute réponse, Facebook avait bloqué l’accès à ses pages publiques aux membres non inscrits puis demandé l’annulation de la décision de la justice belge sous prétexte que le jugement employait des termes anglophones.

Source: Source