Jimmy Wales s’en est plaint vertement durant le festival SXSW. Il déplore que les entreprises voient l’encyclopédie collaborative comme un outil marketing alors qu’évidemment, ce n’est absolument pas le cas et que la vocation de Wikipedia n’est pas d’être une vitrine.
Les entreprises savent pertinemment que Wikipedia est non seulement un site très visité (500 millions de visiteurs mensuels), mais aussi qu’il est très facile de modifier une page du site. L’encyclopédie estime que les tentatives de maquillage sont du vandalisme et elle n’hésite plus à bloquer les IP d’où proviennent les modifications sans gêne.
Wikipedia opère de même pour les changements abusifs opérés depuis des organisations gouvernementales. Il s’agit par exemple de travestir la réalité d’un événement : en France, une IP du ministère de l’Intérieur a ainsi été bloquée pour une durée d’un an. Le ou les fonctionnaires qui se servaient de cette adresse pour trafiquer des pages Wikipedia ont été convaincus de « vandalisme », mais aussi de… « foutage de gueule » !
