[War Games] Les États-Unis mènent une cyberguerre contre l’organisation État islamique

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Par Elodie le

Vous ne le saviez peut-être pas mais les États-Unis sont dotés d’un centre de commandement entièrement consacré à la cyberprotection de la nation, qui dans certains cas, peut mener l’offensive. Comme actuellement contre l’organisation terroriste État islamique (OEI).

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Obama l’a annoncé, l’État islamique sera détruit et ses dirigeants seront « les prochains » sur la liste. Pour y parvenir, outre les drones et autres opérations armées, les États-Unis comptent sur leur Cyber Command.

En effet, l’US Cyber Command est utilisé pour attaquer l’État islamique, comme le révèle le New York Times. Ashton Carter, le secrétaire à la Défense, a déjà fait savoir qu’une « première affectation en temps de guerre » a été donnée au Cyber Command.

Le quotidien américain précise (un peu) la manière dont cette guerre est menée, il ne faudrait pas non plus donner trop de renseignements à l’ennemi. Concrètement, les États-Unis entendent attaquer les moyens de communication de l’organisation afin de la déstabiliser en l’empêchant de diffuser son message, de recruter de nouveaux adhérents, de faire circuler les ordres du commandement, de payer leurs combattants, etc.

Pour cela, une série « d’implants » a été « fixée » dans les réseaux de communications de l’OEI pour connaitre leurs habitudes en ligne et pirater les messages échangés entre ses membres (les imiter ou les modifier). L’objectif est notamment de rediriger les membres de l’organisation vers des zones où ils seront plus vulnérables aux attaques des drones US et/ou des forces terrestres locales. Dans d’autres cas, les États-Unis associent bombardements d’entrepôts contenant la trésorerie de l’OEI avec des cyberattaques pour interrompre les transferts d’argent en ligne ou détourner ces versements.

L’oncle Sam espère également que ces attaques auront un effet psychologique : en dégradant la confiance de l’ennemi en ses moyens de communication, mais aussi en dissuadant de potentielles recrues.

Toutefois, cette cyberguerre ne fait pas l’unanimité, notamment su côté de la NSA qui craint qu’une fois ces attaques menées, l’organisation ne se détourne de ces moyens de communication pour en préférer d’autres plus sûrs, difficiles à trouver, pénétrer et déchiffrer… ruinant ainsi tout le travail effectué.

Comme le rappelle le New York Times, un débat similaire s’est engagé au GCHQ, l’équivalent de la NSA au Royaume Uni. Selon la légende (discutée), pendant la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill aurait préféré laisser les nazis bombarder Coventry, faisant des centaines de morts, plutôt que déjouer l’attaque dont les Britanniques auraient eu connaissance en déchiffrant un message codé d’Enigma, cette machine électromécanique dont se servaient les Allemands pour chiffrer leurs messages.