On a posé les mains sur Kick Off Revival (et ça avait le bon goût des années 90)

Par Fabio le

En 1989, au moment où le Kick Off de Dino Dini est sorti sur Amiga, vous aviez (peut-être) une coupe au bol et vous écoutiez du Bon Jovi. 27 ans après, aujourd’hui donc, vous essayez (sans doute) d’oublier cette funeste période. Mais ça, Dino Dini, il s’en contrefout.

Bon, ce n’est pas gravissime non plus, il y a des modes vestimentaires et des courants musicaux contre lesquels, adolescents, nous ne sommes pas préparés (à combattre). Et puis, il fallait bien faire comme tout le monde sous peine de se retrouver seul à la récré.

Aujourd’hui, ce Kick Off Revival se retrouve néanmoins dans des dispositions bien différentes de celles dans lesquelles se situaient Kick Off et Kick Off 2 dans les années 90. Pour ne pas être seul à la récré en 2016, c’est à FIFA ou PES qu’il faut désormais exceller. Pourtant, on aurait tort de ne pas redonner une chance à un jeu qui se veut autant un hommage à une certaine époque qu’une expérience multi que l’on qualifiera de très fun.

27093338316_23f13f0b14_h

Le postulat de base n’a pas changé avec les âges, vous avez un bouton pour tout faire (la croix), c’est à dire passer, tirer et tacler. Petite précision, si vous maintenez le bouton appuyé, le ballon collera aux pieds de son porteur mais ce dernier sera fortement ralenti. Seconde précision qui découle de la première et pour ceux qui n’ont pas connu Kick Off : quand un de vos joueurs a le ballon au pied, s’il change de direction, il perdra le contrôle du ballon.

Jouer à ce Kick Off Revival, c’est déjà se dire « c’est fou ce qu’on peut faire avec un seul bouton ». Il faut bien orienter son joueur avant de passer la balle ou tirer car c’est l’ordinateur qui interprète votre volonté en fonction de la position du porteur du ballon sur le terrain, de celle de ses coéquipiers mais aussi de l’orientation du joueur. Tout en sachant qu’il faut doser également. Les premières parties sont difficiles mais ça vient vite. Au bout de trois parties, on peut alors se rendre compte de la très grande marge de progression qui attend ceux qui veulent aller plus loin.

Dans la même démarche et dans le même type d’expérience, Kick Off Revival nous a rappelés à nos (furieuses) parties de Speedball 2 HD, sorti en 2013. La rédaction a passé plusieurs semaines dessus en s’écharpant joyeusement à toutes les pauses-déjeuner, alors même que la plupart des membres n’avait pas joué aux opus originels.

27093338606_bc603550e3_h

Ce qu’il y a de bien avec Kick Off Revival, c’est qu’un peu comme au squash, on peut s’amuser même si on est nul, et c’est sans doute sa grande force : il peut attirer un public différent du public de FIFA et consorts. Après, c’est sûr qu’il ne faut pas trop en demander sur les licences (absentes) ou sur le contenu (que des équipes nationales). L’interface est également rudimentaire, et on a peu de latitude avant le match sur la planification de sa stratégie (on devrait pouvoir modifier les formations de jeu via un patch le jour de la sortie du jeu), mais son prix est juste.

Jouable en local et en ligne, à deux joueurs, Kick Off Revival sortira le 24 juin sur PS4. La version boite sera commercialisée à 19,99 euros (avec un t-shirt) et une version dématérialisée (sans t-shirt, donc) sera vendue à 9,99 euros.

stopwatch 4 min.