[Publicité en ligne] La fraude aux clics, l’autre bête noire des annonceurs

Business

Par Elodie le

Faux clics, fausses vues, mais vrais coûts pour les annonceurs qui dépensent des milliards d’euros pour s’assurer de la visibilité de leur pub. À perte ?

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Les éditeurs de presse et annonceurs tirent à boulets rouges sur les bloqueurs de publicités qui nuisent à leur business. Mais un autre ennemi les guette, tout aussi coûteux : la fraude aux clics.

Une fraude qui pourrait coûter entre 50 et 140 milliards de dollars d’ici 2025. On estime que près de 30 % du trafic mobile mondial est en réalité du trafic frauduleux.

La fraude à la publicité consiste à gonfler le nombre de vues générées par une publicité en ligne qui ne sera jamais vue pas les internautes. Et autant de milliards de dollars gaspillés par les annonceurs.

Selon le rapport de la fédération mondiale des annonceurs (World Federation of Advertisers – WFA), dans la prochaine décennie, la fraude aux clics va devenir le deuxième plus grand marché illicite derrière le trafic de drogue. Et elle n’est pas uniquement due au bot, puisqu’elle peut souvent être attribuée à des internautes réels qui sont payés pour effectuer cette besogne.

Selon les auteurs du rapport cités par exchange4media dont Frenchweb rapporte les propos, « ‘seuls’ 10% de ces dépenses, dans la fourchette basse, feront l’objet de fraudes, cela en fait malgré tout le second marché le plus lucratif de l’économie souterraine, derrière la cocaïne et le marché des opiacés (héroïne, opium) ».

Le calcul est simple pour la WFA : avec 400 à 500 milliards dépensés dans la publicité en ligne et partant du principe que la fraude aux clics s’établira dans de mêmes proportions qu’aujourd’hui, ce sont donc entre 50 et 140 milliards de dollars qui partiraient en fumée, enfin qui seraient facturés à tort.

Toutefois, la plupart des annonceurs ne sont pas dupes et assurent intégrer cette fraude dès le départ par les acteurs du secteur. La fraude serait donc endémique.

Une menace réelle qui n’est pas moins sous-estimée, ces acteurs assurant faire pleinement confiance à leurs partenaires médias. Quand bien même ce type d’achat serait exposé à la fraude.

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