Le volume prévu pour 2027 sera fabriqué par TSMC et Samsung. Si vous attendiez ça pour signer votre bon de commande chez Tesla, la suite va vous intéresser, et pas forcément vous faire plaisir.
Ce que ça change, et ce que ça ne change pas
Sur le papier, les chiffres annoncés par Musk sont sérieux. Une seule puce AI5 délivrerait environ cinq fois la puissance de calcul utile d’un système AI4 complet. Elle consommerait jusqu’à 800 watts lors du traitement d’environnements complexes, contre 160 watts pour l’AI4. C’est une autre catégorie de matériel.
Sauf que cette puissance ne va pas là où on l’attendait. Musk a clairement indiqué que l’AI4 est déjà suffisante pour atteindre un niveau de sécurité FSD bien supérieur à celui d’un conducteur humain. Mettre l’AI5 dans une voiture serait, selon ses propres termes, un “overkill” inutile. La puce est donc destinée en priorité à autre chose comme le robot Optimus, qui a besoin de bien plus de calcul pour interagir avec un environnement non structuré, ainsi que les clusters de supercalculateurs de Tesla pour entraîner ses modèles d’IA.
Même le Cybercab, le robotaxi sans volant que Tesla prépare, ne justifie pas l’AI5. Il sera lancé sur AI4, la même plateforme que celle qui équipe aujourd’hui les Model Y, Model 3, Model S et Cybertruck.
Le vrai calendrier pour les voitures
Tesla a indiqué avoir besoin de plusieurs centaines de milliers de cartes AI5 disponibles en ligne de production avant de basculer ses chaînes. Ce volume n’est pas attendu avant mi-2027. Et encore, la priorité ira à Optimus et aux datacenters, pas aux berlines familiales.
Il y a aussi un épisode révélateur de la fin 2025 où Tesla a discrètement commencé à livrer des Model Y avec des composants estampillés AI4.5, avant de déclarer officiellement en janvier 2026 que c’était une erreur d’étiquetage. Ce genre de transition à mi-mots est habituel chez Tesla. Et dans les faits, ça ne change rien à l’expérience de conduite au quotidien.
Si vous achetez un Model Y ou un Model 3 aujourd’hui avec l’AI4, vous n’achetez pas une technologie en fin de vie. Vous achetez la même plateforme que celle sur laquelle Tesla développe activement son FSD en ce moment. L’AI5 dans une voiture de série, c’est 2028 au mieux. Probablement après.
C’est quoi exactement la puce AI5 de Tesla ?
L’AI5 est le successeur de la plateforme Hardware 4 (AI4), la puce qui équipe aujourd’hui tous les véhicules Tesla récents. C’est le cerveau qui traite en temps réel les données des caméras et capteurs pour faire fonctionner le Full Self-Driving (FSD) et les assistances à la conduite.
L’AI5 représente un bond significatif car une seule puce délivrerait cinq fois la puissance de calcul utile d’un système AI4 complet, lequel utilise déjà un double processeur. Sa consommation peut monter jusqu’à 800 watts dans les environnements complexes, contre 160 watts pour l’AI4.
Le tape-out est l’étape où le design final est envoyé en fabrication, et il vient d’être franchi le 15 avril 2026. La production en volume n’est pas attendue avant mi-2027, assurée par TSMC et Samsung.
L’AI6 est déjà planifiée pour 2028, avec Samsung comme fabricant exclusif.
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