Les Chinois vont imposer aux éditeurs d’afficher les probabilités de loots dans les jeux en ligne

Par Corentin le

L’époque est aux loots et aux ouvertures de booster ou de caisses dans les jeux vidéo. Devant ce constat, le gouvernement chinois vient de faire passer une loi obligeant les développeurs à exposer en détail les chances d’obtenir tel ou tel objet dans un jeu. Cette décision pourrait bien avoir un impact global.

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Comme nous l’apprend le site officiel du ministère de la Culture Chinois (traduit par un utilisateur de NeoGAF), cette mesure prendra effet dès le 1er mai 2017 dans le pays et concernera les jeux comme Counter-Strike: Global Offensive, Overwatch ou Hearthstone qui proposent de gagner des objets virtuels contenus dans différents conteneurs tels que des boîtes, des boosters, des caisses ou même des processus de fabrication.

Les éditeurs de jeux en ligne devront promptement et publiquement annoncer les informations à propos du nom, des propriétés, du contenu, de la quantité et des probabilités de tirage/fabrication de tous les objets virtuels et services sur le site officiel ou sur un site de probabilité de tirage dans le jeu dédié. Les informations affichées doivent être actualisées et justes.

Les éditeurs des jeux en ligne doivent publiquement annoncer les résultats par utilisateurs sur des sections visibles du site officiel ou en jeu, et doivent garder un historique pour le gouvernement. L’historique doit être gardé pendant 90 jours ou plus. Au moment de publier les résultats des tirages au sort, des mesures doivent être prises pour protéger la vie privée des utilisateurs.

Il suffirait bien d’aller voir du côté des Chinois pour avoir l’info…

L’internet abolissant les frontières, il suffirait donc théoriquement d’aller jeter un coup d’œil aux probabilités chinoises pour connaître ses chances d’obtenir l’objet de ses rêves. C’est vrai, mais cela n’empêcherait pas les éditeurs de modifier ces probabilités spécifiquement pour les joueurs chinois afin de garder secrets ceux qu’ils pratiquent dans les autres pays.

Même si ça ne peut pas empêcher complètement les éditeurs de faire ce qu’ils veulent, cette décision reste un vrai pas dans la bonne direction. Surtout quand on voit les dérives que peuvent apporter toute l’économie des objets virtuels, notamment du côté de chez Valve.

> Via Kotaku

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