Des supporters de Trump appellent au boycott de Rogue One, le patron de Disney tente de calmer le jeu

Cinéma

Par Pierre le

Star Wars Rogue One sort vendredi aux États-Unis. Et beaucoup de supporters de Trump n'ont pas apprécié les propos de Chris Weitz, scénariste du film. Devant la menace de boycott, le patron de Disney Bob Iger vient jouer les pompiers.

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“Il n’y a aucun message politique dans Rogue One”

Les sympathisants d’extrême droite (alt right) soutenant Donald Trump ont en effet lancé une campagne contre Rogue One avec le hastag #DumpStarWars. Sur Twitter, Weitz avait en effet comparé l’Empire à Trump suite à sa victoire. Un Empire suprématiste imposant ses idées par la force et la tromperie. Bien qu’il ait supprimé son tweet et publié des excuses, la pilule n’est pas passée.

En effet, des militants appellent à tout simplement à boycotter Rogue One, “un film de propagande féministe et anti-Trump”. Iger, le patron de Disney, a souhaité s’exprimer dans les colonnes de The Hollywood Reporter, voulant éviter toute polémique.

Je pense que toute cette histoire est totalement exagérée. C’est idiot. Je n’ai aucun commentaire à faire là-dessus. Pour être franc, c’est un film que tout le monde pourra apprécier. Ce n’est pas un film, en aucun cas, distillant un propos politique. Il n’y a aucun message politique dans Rogue One.

Ainsi Iger espère calmer les ardeurs de la fachosphère américaine.

Un Star Wars apolitique ? Vraiment ?

La très lisse firme Disney veut donc éviter tout discours politique, afin d’attirer le plus de monde possible dans les salles (et donc gagner plus d’argent). Néanmoins, l’ami Bob oublie une chose essentielle : Star Wars a toujours été une oeuvre politique.

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Sous l’ère Lucas, Star Wars a en effet toujours distillé un message politique au fil de ses films. L’Empire par exemple. Même s’il prend la forme d’un IIIe Reich version space opera, le régime peut représenter n’importe quelle dictature.

De même, rappelons que dans la prélogie, Lucas a pris bien soin de faire émerger l’Empire à partir d’une démocratie. Même si le côté politique des trois premiers épisodes a souvent été raillé, Lucas a tenu à rappeler qu’il faut rester vigilant face aux dérives d’un État démocratique face à la peur.

Pour résumer, Star Wars a donc toujours été une oeuvre politique, n’en déplaise à monsieur Iger. Et si la chose gêne les membres de la fachosphère américaine, tant pis pour eux, ils n’ont qu’à boycotter, cela fera plus de place dans les cinémas.

En France, Rogue One sort… demain !