[Du côté de la Presse] 3 questions à Olivier Oltramare, rédacteur en chef du magazine GEEK

culture geek

Par zecastor le

Depuis 2 ans maintenant et tous les deux mois, l’équipe de GEEK, le magazine, tente de faire découvrir à ses lecteurs le meilleur de la culture geek, mais aussi d’éclairer le débat sur des sujets qui nous animent. À l’occasion de la sortie du dernier numéro, nous avons posé quelques questions à son rédacteur en chef, Olivier Oltramare.

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Journal du Geek : Peux-tu présenter GEEK, et nous dire comment est née l’idée ?

Olivier Oltramare : Geek le mag est un magazine déjà ancien puisqu’il a été créé il y a sept ans par une bande de passionnés qui ont fait le pari insensé de racheter la licence du magazine américain Geek Monthly pour l’implanter en France. Après plusieurs versions plus ou moins rentables, le titre était à l’abandon et chutait vertigineusement quand on nous a proposé de le reprendre. De notre coté, chez Muttpop, nous avions déjà posé notre empreinte sur le domaine Geek avec des livres et une revue « Geek familial » intitulée Breeks. L’opportunité de reprendre un média plus généraliste qui nous permette d’exprimer tout ce que nous pensions de cette fabuleuse culture ne nous a pas fait hésiter longtemps !

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Journal du Geek : Quel est ton rôle ?

Pour ma part, je suis devenu le rédacteur en chef du magazine et j’ai choisi d’orienter sa ligne éditoriale vers un questionnement de fond sur ce que c’est qu’être un Geek aujourd’hui. C’est en effet un vraie question pour moi étant Geek depuis que le mot existe. Je suis fondamentalement convaincu que le phénomène Geek signifie socialement bien plus qu’une simple congrégation de fans fanatiques. Je pense qu’il est le signe d’un vrai changement de société, lié à la façon dont la technologie a changé nos existences.

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Journal du Geek : Peux-tu dire quelle est la ligne éditoriale de GEEK ?

Le terme Geek est souvent galvaudé et rares sont ceux qui savent encore ce qu’il signifiait à ses débuts. La « mainstreamisation galopante » permet au plus grand nombre de découvrir ces œuvres fabuleuses, mais souvent au prix d’un appauvrissement du contenu et des valeurs que leurs auteurs voulaient transmettre à leur public. De ce constat est née notre envie de creuser toujours plus profond dans les origines et les perspectives proposées par la culture Geek. Ce que cela veut dire pour ceux qui le sont vraiment et comment ils se distinguent de ceux qui sont de simples touristes des univers imaginaires. Le Geek, c’est un colon assumé qui vient tel un conquérant dans son univers de prédilection avec armes et bagages. Du coup, nous avons cherché à apporter toujours plus de précision sur les univers fétiches de nos lecteurs pour leur permettre de les aimer toujours plus intensément. Le magazine américain s’étant effondré, il y a trois ans de cela, nous n’avons plus aucun contenu traduit, tout est original à 100%/

Au sommaire du dernier numéro

Alejandro Jodorowsky, toute son oeuvre dédiée à l’amour ; Dishonored 2 ; la folle histoire de Wonder Woman et de son créateur atypique ; Premier Contact : le blockbuster d’auteur ; Marguerite Sauvage sort ses griffes ; Mixités et geeks…

Le sommaire complet, c’est par ici. Le magazine est actuellement en kiosque, vendu à 6,50 euros.