Carrie Fisher meurt à 60 ans, découvrez tous ces films qu’elle a sauvés en les réécrivant

Cinéma

Par Corentin le

Hier soir, Carrie Fisher s’en est allée à l’âge de 60 ans. Elle laissera derrière elle le rôle culte de la princesse Leia dans Star Wars, mais également, et c’est moins connu, un très grand nombre de sauvetages de script.

Carrie Fisher en 2015 à la Comcic Con de San Diego (Gage Skidmore / cc-by-sa-2.0)
Carrie Fisher en 2015 à la Comcic Con de San Diego (Gage Skidmore / cc-by-sa-2.0)

À la Radio Télévision Suisse en 1977, Carrie Fisher, accompagnée d’un Harrison Ford pimpant et cigarette à la main, était interrogée sur le risque que le rôle de la princesse Leia lui colle à la peau pendant toute sa carrière. Elle répondit en français (!) qu’elle n’espérait pas que cela lui arrive. Malheureusement, la question de ce journaliste se révélera prophétique et Carrie Fisher restera dans la postérité, et ce jusqu’à son tout dernier rôle à l’écran dans le futur Star Wars VIII (dont toutes les scènes l’impliquant ont été tournées), Leia Organa, princesse rebelle devenue générale de la résistance dans la troisième trilogie.

Cependant, il serait réducteur de réduire les talents de cette personnalité d’Hollywood à ce simple rôle, aussi iconique soit-il. Car si l’actrice n’a finalement pas beaucoup joué devant les caméras, c’est en préproduction qu’elle a su démontrer tout son savoir-faire. Attachée à l’écriture, Carrie Fisher fut « script doctor », c’est-à-dire « réparatrice de script ». Elle annotait, corrigeait, modifiait, amendait les scripts mal en point qu’on lui faisait parvenir pour les affiner ou les améliorer. En voici un exemple sur celui de L’Empire contre-attaque, barbouillé de rouge, comme autant d’éléments à changer selon l’actrice.

Une empreinte omniprésente

Et la liste des grandes productions américaines cultes sur lesquelles elle a opéré est longue. On peut citer, Hook (1991), Sister Act (1992), Outbreak (1995), L’Arme Fatale 3 (1997) The Wedding Singer (1998) et même la trilogie préquelle de la saga Star Wars (1999, 2002 et 2005) qui aurait peut-être été encore plus catastrophique sans l’intervention de Fisher.

On peut ainsi saluer à la fois la carrière de celle qui restera un visage emblématique de la science-fiction, mais également la technicienne consciencieuse qui aura su apporter au cinéma américain d’un nombre rare de manières. Mes respects, générale !