La reconnaissance faciale pourrait remplacer les passeports en Australie

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Par Jules le

L’idée est de permettre un passage plus rapide des frontières pour que les douaniers puissent se concentrer sur les passagers à haut risque.

Kingsman

Et si le passage aux contrôles douaniers à la sortie de l’avion ou avant l’embarquement ne prenait plus que… 5 minutes ? C’est en tout cas ce que veut l’Australie qui va déployer, à compter de juillet prochain, la reconnaissance biométrique des empreintes digitales, de l’iris et du visage dans ses aéroports, en remplacement des scanners de passeports SmartGates.

Le projet « Seamless Traveler » vise à créer «un contrôle automatique rapide et transparent pour 90 % des voyageurs». Ainsi, ces derniers seraient redirigés dans des couloirs où leur biométrie serait vérifiée sans même qu’ils n’aient à s’arrêter, à sortir leur passeport, ou encore, pour les plus introvertis, à parler à quelqu’un.

Une réelle solution ?

L’analyste en sécurité John Coyne explique que les voyageurs pourront «tranquillement sortir comme s’ils étaient dans un aéroport domestique». Si le projet fonctionne correctement, les agents des douanes auront alors tout le loisir de se concentrer sur les 10% restant, à savoir les voyageurs à haut risque. Un système biométrique similaire est en test dans certains aéroports américains, mais uniquement comme complément, pour confirmer l’identité de quelques passagers.

Aussi pratique qu’elle puisse paraître, cette solution soulève les questions de la collecte des données privées, ainsi que l’utilisation et la protection de ces dernières. En effet, le gouvernement australien n’est pas à l’abri d’un piratage. Que se passerait-il alors si, en plus de l’identité des passagers, des pirates mettaient la main sur le scan de leurs empreintes et de leurs iris ?