Les voyages dans l’espace stressent les gènes, le corps de Scott Kelly semble le confirmer

Espace

Par Henri le

Un voyage dans l'espace représente un véritable défi psychologique et physique. Le cas de l'astronaute Scott Kelly en est une nouvelle fois la preuve. [caption id="attachment_433796"...

Un voyage dans l’espace représente un véritable défi psychologique et physique. Le cas de l’astronaute Scott Kelly en est une nouvelle fois la preuve.

Scott Kelly et Mikhail Kornienko / Crédits : NASA
Scott Kelly et Mikhail Kornienko / Crédits : NASA

Avec 340 jours passés dans l’espace, l’astronaute Scott Kelly détient le record de la plus longue période ininterrompue à bord d’une station spatiale (avec son collègue russe Mikhail Kornienko). Leur séjour a permis d’étudier les effets d’un séjour prolongé dans l’espace afin de mieux se préparer pour une mission à destination de Mars.

Un “double” bien utile

Ils se sont donc prêtés à toute une batterie de tests, et le cas de Scott Kelly intéresse tout particulièrement les médecins. La raison ? Ce dernier a un frère jumeau qui fut également astronaute.

Crédits : NASA / Robert Markowitz
Crédits : NASA / Robert Markowitz

Mark Kelly a donc pu subir exactement les mêmes tests, et a pu fournir une occasion unique d’étudier les différences après un si long séjour dans les étoiles, notamment en termes de radiations ou de différence de gravité. En effet, les jumeaux ont la particularité de partager le même profil génétique. La NASA a cependant fait savoir qu’il faudrait des années avant de pouvoir bénéficier des résultats complets.

Des modifications à étudier

Le journal Nature a cependant exposé quelques faits lors d’un meeting texan. La majorité des spécialistes ont observé des différences entre les deux frères. C’est notamment le cas au niveau de l’expression des gènes, qui semblent indiquer que l’organisme a subi un stress intense. Cela ne veut pas pour autant dire que ces effets ne sont pas réversibles.

Crédits : ISS
Crédits : ISS

Il s’agira maintenant d’effectuer une distinction entre les effets causés par un long séjour en impesanteur et tous les autres facteurs d’un tel voyage. Ces tests, qui dureront encore quatre ans pour les Kelly, pourraient à terme permettent de mieux sélectionner les futurs astronautes.