La Norvège se dote d’un deuxième abri de l’apocalypse

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Par Jules le

Sauf que cette fois, il ne s’agit pas de conserver des graines, mais moult données sur l’humanité.

« Le coffre-fort de l’apocalypse », tel est le surnom de l’immense bunker situé à Svalbard en Norvège, à près de 1000 km du Pôle Nord. Enfoui à 120 m de la surface, son but est de conserver les semences de toutes les cultures vivrières de notre belle planète, afin de les protéger d’une éventuelle apocalypse (naturelle ou humaine). Opérationnel depuis le mois de février 2008, le Global Seed Vault (son vrai nom) s’est doté la semaine dernière d’une extension, la bien nommé World Artic Archive (WAA).

Vous avez pensé à sauvegarder ?

Construit dans une ancienne mine de charbon, le WAA n’a pas pour objectif de sauvegarder des graines, ni même de l’ADN animal ou humain, mais des informations. Ainsi, les pays sont encouragés à fournir tout un tas de données qu’ils considèrent comme représentatif de leur culture, et qu’ils aimeraient voir survivre à un désastre planétaire. Pour le moment, seuls deux états se sont prêtés au jeu, le Brésil et le Mexique. Le premier a fourni des écrits majeurs de l’histoire du pays comme la constitution brésilienne, alors que le second a transmis des documents datant de la période Inca.

La gestion de cette immense base de données est gérée par une la société norvégienne Piql. Un pays peut téléverser textes, images, et vidéos sur les serveurs de l’entreprise, qui se charge ensuite de les convertir en film analogique, sur une pellicule photosensible et multi-couche. Piql assure qu’un tel procédé permettra de conserver les films entre 500 et 1000 ans. Le tout est ensuite placé dans un coffre ultrasécurisé, à l’intérieur du WAA. Les données fournies peuvent être téléchargées à tout moment, tant qu’Internet est actif, ou envoyées sur le support physique de son choix.

Espérons simplement que l’humanité n’ait jamais à se servir de ce bunker pour se souvenir de qui elle était avant.