Un robot officier intègre la police de Dubaï

Robots

Par Henri le

La robotique avance décidément à grands pas. Et les Émirats Arabes Unis n’ont pas l’intention de passer à côté de leur époque.

Crédits / Dubaï Media Center

La ville de Dubaï est connue pour ses constructions extravagantes et son attrait pour la technologie, et elle vient de le prouver une nouvelle fois. En effet, elle vient de présenter son premier robot officier, qui opérera au sein de la police nationale.

Un modèle qui pourrait se démocratiser

Il s’agit en fait d’un robot REEM conçu par les Espagnols de PAL Robotics, qui a subi quelques modifications esthétiques pour l’occasion. Il mesure 1,65 mètre, pèse une centaine de kilos et se déplace en roulant.

Il ne s’agit visiblement pas d’une lubie, puisque l’émirat a bien l’intention que ce type de machine compose 25 % de sa force de police d’ici 2030. Un projet confirmé par Khalid Nasser Al Razouqi, le directeur général du département des services intelligents de la police de Dubaï

« Nous voulons que tout soit connecté et intelligent au sein de la police dubaïote. En 2030, nous aurons la première station de police intelligente qui ne nécessitera pas d’employés humains »(à Gulf News)

Pas encore un RoboCop

La machine en question fut dévoilée lors du salon GITEX de 2016, mais n’était composée que d’une simple borne roulante. Elle est d’ailleurs équipée de Watson, l’I.A développé par IBM. Elle permettait déjà à des badauds de signaler un délit ou de payer leurs amendes. Hormis le design général, on ne sait pas encore si les fonctionnalités du robot ont été mises à jour.

Crédits / Dubaï Media Center

Il ne peut pas pourchasser des suspects, mais arrive à reconnaître des visages à trente mètres de distance. Les véritables officiers de police peuvent d’ailleurs voir à travers ses yeux en direct, et même prendre le contrôle en cas de problème. Mais Dubaï a déjà déclaré travailler sur des modèles disposant de plus de capacités physiques.

Il faudra maintenant étudier les premières réactions des citoyens (mais aussi de ses collègues), qui auront peut-être un du mal à aller se plaindre à ce fonctionnaire un peu particulier.