SFR aimerait réduire ses effectifs plus rapidement que prévu

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Par Henri le

Lors de sa restructuration, SFR avait indiqué qu’elle lancerait un plan de licenciement jusqu’en 2019. Mais la firme aimerait accélérer le processus.

Le rachat de SFR par le groupe Altice s’est effectué sur la base d’une importante réduction d’effectif, étalonnée sur plusieurs années. Ce plan de restructuration était sensé permettre la réduction de 37 % des salariés d’ici l’année 2019, ce qui équivalait à un peu plus de 5000 postes.

Le site de La Tribune vient pourtant d’indiquer que l’opérateur aimerait aller plus vite dans sa démarche. Le groupe de Patrick Drahi aurait apparemment signé un accord avec les syndicats CFDT, CFE-CFC et Unsa pour faciliter le départ volontaire de 3300 employés, ce qui représente une part importante de l’objectif initial.

Crédits : © École polytechnique – J.Barande

Indemnisations de départ

Plusieurs divisions sont concernées par ces départs. Notamment 600 personnes qui faisaient partie du Service Client (qui en compte 1500). Ce dernier sera repris par le groupe marocain Intelcia, qui appartient également au géant Altice. SFR aimerait ainsi dégraisser les effectifs jusqu’à atteindre la barre symbolique des 10 000 salariés avant la fin de 2017. L’Unsa s’en est d’ailleurs légitimement inquiété.

Nous avons une forte inquiétude pour la charge de travail de ceux qui restent dans le groupe [car]la nouvelle organisation est conditionnée à la mise en place de nouveaux outils qui ne sont pas encore là.

Chaque employé qui partira aura droit à une indemnisation, évaluée à 2 ou 3 mois de salaire par année d’ancienneté. La Tribune précise qu’une mesure a également été prise pour ceux qui pourraient/voudraient réintégrer le groupe “moyennant le remboursement de l’indemnité de départ”. 1200 salariés concernés ont déjà suspendu leur contrat de travail dans le cadre d’une “mobilité sécurisée”.