Pour partir à la conquête de mars, la NASA ne mettra finalement aucun astéroïde en orbite autour de la lune

Espace

Par Perrine.s le

La course pour Mars est au cœur de préoccupations spatiales américaines, mais devra se faire sans l’ARM. Cette mission prévoyait de capturer un astéroïde pour le mettre en orbite lunaire et y envoyer des hommes. Une étape intermédiaire qui aurait facilité la conquête de la planète rouge.

Redirection astéroïde
Crédits: NASA

La Asteroid Redirect Mission (ARM) de la NASA vient d’être définitivement enterrée par le Congrès américain. La mission spatiale devait capturer un astéroïde et le placer en orbite près de la Lune. Prévoyant ensuite d’y envoyer des astronautes afin qu’ils l’étudient et y collectent des échantillons.

Premier échec en 2013

Présentée pour la première fois en 2013, la mission avait déjà eu du mal à convaincre. Principalement auprès des membres du Congrès qui étaient restés sceptiques quant à son utilité pour les projets de la NASA d’envoyer des hommes sur Mars autour de 2030 et n’avait pas été jugée pertinente.

Un nouveau gouvernement peu conciliant

Appuyé par l’arrivée de Donald Trump au pouvoir et de son gouvernement qui se sont rapidement positionnés contre ce projet, le Congrès a donné cette fois le coup de grâce.

Lors d’une conférence du Small Bodies Assessment Group (SBAG) le 13 juin, Michele Gates la directrice du programme ARM à la NASA a expliqué qu’ils ont reçu en avril un « avis de décompte » ordonnant la clôture de la mission. Cette décision est survenue quelques semaines après la publication du budget de 2018 par la Maison Blanche, dans lequel le gouvernement réclamait l’annulation de la mission.

Toujours plus proche de Mars

Bien que le projet soit en train d’être clôturé, la NASA va continuer à développer des technologies qui lui étaient destinées. Et précise que ce travail pourra « être réutilisé pour de futures missions ou archivé pour une prochaine utilisation ».

Propulseur solaire-électrique
Crédits: NASA

À ce titre, le propulseur solaire-électrique en cours de développement pourrait prendre ses fonctions pour des missions futures. Notamment pour alimenter la station spatiale Deep Space Gateway prévue vers 2020. Cette base se situerait à proximité de la Lune et deviendrait ainsi la première à une distance aussi éloignée par rapport à la Terre, le dernier arrêt avant Mars. Pour rappel, la station internationale ISS se trouve à 400 km de la Terre et la Lune à plus de 384 000 km.

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