Palmer Luckey (ex-Oculus) cherche vraisemblablement à devenir l’homme le plus détesté de la Silicon Valley

Réalité Virtuelle

Par Pierre le

Palmer Luckey a fondé Oculus et a travaillé à démocratiser la réalité virtuelle dans notre société. Pourtant, le bonhomme n’est pas en odeur de sainteté dans la Silicon Valley et son nouveau projet ne va pas arranger les choses.

Palmer Luckey, n’est plus chez Facebook (propriétaire d’Oculus) depuis mars dernier et les conditions de son départ sont troubles. Mais son nouvel investissement laisse penser qu’il en garde une rancœur.

En effet, Luckey vient de faire don de 2000 dollars à ReVive, un outil créé par Jules Blok qui permet de faire tourner des jeux Oculus Rift sur le HTC Vive. Luckey a réalisé cette donation sur Patreon, ce qui signifie qu’il s’engage à donner 2000 dollars par mois à la société.

Luckey veut embêter Oculus

Le plus cocasse dans cette histoire, c’est qu’Oculus avait vu d’un mauvais œil le développement de ReVive lors de sa création… alors que Palmer Luckey était toujours chez Oculus/Facebook. De là à y voir une volonté de Luckey de casser les pieds de son ancienne boîte, il n’y a qu’un pas. Notons tout de même qu’Oculus a trouvé un accord avec ce genre de projet à présent et une certaine tolérance s’est depuis mise en place.

Message de Blok sur Patreon

Dans tous les cas, cette donation ne va pas aider Luckey à se faire apprécier dans la Silicon Valley. Depuis l’année dernière, la situation est particulièrement tendue avec le reste de l’industrie. Lors de la campagne américaine, Luckey a financé une campagne de troll pro-Trump, ce qui a été très mal vu dans une industrie massivement pro-Clinton.

Il y a quelques mois, Luckey en a remis une couche en affirmant travailler sur un mur virtuel à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, en complément du mur physique de Trump. Cette annonce n’a évidemment pas amélioré les choses.

Et le voir titiller son ancienne société ne va pas arranger sa réputation auprès de ses confrères, mais s’en soucie-t-il, au final ?

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