Palmer Luckey, le père de l’Oculus Rift, quitte Facebook (ou l’inverse, on ne sait pas trop)

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Par Gaël Weiss le

Palmer Luckey et Facebook, c’est fini. Trois ans après son rachat par Facebook, le réseau social a annoncé son départ de l’entreprise. « Il nous manquera beaucoup » peut-on lire dans le communiqué de presse. Mais on ne sait pas s’il s’agit d’un départ volontaire ou d’un licenciement.

Dans un communiqué de presse laconique, Facebook a annoncé le départ de Palmer Luckey de la société. Trois ans après que son entreprise, Oculus Rift, a été rachetée par Facebook et près de 5 ans après sa création, son fondateur est donc sur le départ. « Il nous manquera beaucoup » indique le communiqué de presse, qui souligne l’importance de l’homme qui a lancé le premier casque de réalité virtuelle grand public sur Kickstarter et réussi à démocratiser la VR.

Palmer Luckey licencié ?

Mais s’agit-il bien d’un départ volontaire ou d’un licenciement ? On ne le saura probablement jamais, mais de gros doutes subsistent concernant la seconde option. Il faut dire que Palmer Luckey n’avait plus vraiment la cote ces derniers temps. En septembre dernier, le fondateur d’Oculus Rift avait reconnu avoir participé et financé un groupe de propagande pro-Trump, des trolls qui attaquaient et humiliaient Hillary Clinton sur Internet. Il s’en était alors excusé.

Facebook n’a jamais fait officiellement de commentaire sur cette affaire. Mais en octobre dernier, lors de l’Oculus Connect, la conférence annuelle de Facebook sur la réalité virtuelle, l’absence de Palmer Luckey avait été très remarquée. Pire, en janvier dernier, Facebook annonçait l’arrivée de Hugo Barra à la tête de son département réalité virtuelle. Tout laisse donc penser qu’il s’agit d’une éjection en bonne et due forme.

Ventes décevantes et procès, il est temps de changer de tête

À tout cela s’ajoutent de nombreux problèmes annexes. À commencer par les ventes d’Oculus Rift, jugées décevantes et qui peineraient à dépasser les 250 000 ventes depuis son lancement. Puis par le procès de Zenimax, qui accusait Facebook de lui avoir volé ses technologies de réalité virtuelle. Palmer Luckey a été condamné à verser 50 millions de dollars à l’éditeur de Fallout et de Doom. Bref, Facebook se doit de trouver une nouvelle dynamique et cela passe vraisemblablement par un changement de tête.

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