[Impressions] Et si PES 2018 était le meilleur jeu de football de l’année ?

Jeux-Video

Par Mathieu le

Pour introduire ces impressions, quoi de mieux que de reprendre, au mot près, ce qui avait été dit pour FIFA 18 ? Car oui, chaque mois de septembre est un éternel recommencement. Un duel des plus féroces a lieu, opposant EA et Konami dans une bataille qui n’aura de fin que lorsqu’un d’entre eux décidera de dire stop. Cette année encore, PES revient sur nos consoles et se targue d’apporter son lot de nouveautés. Un football plus riche, plus novateur et plus réaliste est-il encore possible à l’orée du quatrième anniversaire de nos PS4 et Xbox One ?

PES, nouveau crû

C’est donc au Stade de France que les équipes françaises de Konami nous ont donné rendez-vous afin de mettre la main sur un PES 2018 qui avait fait beaucoup parler, en bien, à l’E3 dernier. Tandis que certains annoncent, peut-être un peu trop hâtivement, que cette année le titre dépasse son rival de toujours, FIFA, nous avons pu nous rendre compte des véritables efforts menés pour proposer une expérience plus adéquate aux joueurs.
Il faut avouer que, dans l’état actuel, PES 2018 a bien fait évoluer son gameplay. Kei Masuda, producteur du titre l’a annoncé : l’opus bénéficiera des plus gros changements jamais apportés à la série depuis son arrivée sur PS4 et Xbox One. Et c’est une réalité. Dans les faits, PES 2018 a déjà été imaginé il y a de cela trois ans par les équipes de Konami. Mais les deadlines imposées jusqu’alors ne leur avait pas permis de faire évoluer, à leur convenance, le jeu. C’est désormais chose faite. Manette en main, cet opus parait plus fluide, plus intuitif. On prend beaucoup moins de temps à maîtriser notre équipe, à trouver les joueurs et à comprendre comment prendre les défenses à défaut. Si on peut se permettre l’expression, on prend notre pied. L’on pouvait aisément concevoir que certains joueurs attendaient de PES qu’il soit une véritable simulation plus qu’un jeu arcade, mais il faut désormais être clair : c’est vers cette deuxième identité que le titre se dirige. Ce qui nous a le plus séduit dans ces premières heures de jeu, c’est sa faculté à prôner le beau jeu et à donner les opportunités nécessaires au joueur de marquer des buts. Tandis que ses ancêtres avaient tendance à oublier de nous offrir du spectacle brut, cette version a pris le risque d’inverser la tendance pour laisser libre cours au jeu offensif.

En ce sens, un nouveau système de contrôles et de dribbles a été instauré dans cette version. Les approximations se font désormais rares et l’on ressent que chacun de nos mouvements ont un impact réel sur la suite des velléités offensives, ou défensives, de notre joueur. Nos coéquipiers aussi ont vu leur I.A. retravaillée qualitativement. Leurs mouvements et leur appréciation des courses sont plus fidèles à la réalité. En fonction de notre style de jeu, ils tentent des choses, des percées ou des replis défensifs qui nous permettent de nous focaliser encore plus sur le jeu qu’auparavant.
La grande nouveauté physique qui a une véritable importance cette année, c’est le toucher de balle. Si l’on pensait que seuls les pieds des joueurs pouvaient être concernés, ce n’est désormais plus le cas. Mollets, cuisses et bas du ventre pourront intervenir dans nos contrôles et auront un impact direct quant à la distance de notre balle et sa conduite future. Dans la globalité, cela fonctionne même si on attend de voir ce que ça peut donner également avec des joueurs moins forts que les Messi, Aubameyang ou Ronaldo. On notera également que PES 2018 laisse plus de temps au joueur que les années précédentes dans l’optique simple de donner plus d’impact sur ses choix et de construire au mieux notre jeu.

Il faut mouiller le maillot

Parlons désormais de la partie qui gâche un peu la fête : le côté technique. Malheureusement, le jeu qui nous a été présenté, et qui n’est donc pas fini à 100%, n’était pas très beau. Bien sûr, rien à redire du côté des modélisations des grands joueurs qui sont, une fois encore, impeccables. Le niveau de détails accordés aux grandes stars est assez ahurissant et l’effet fonctionne sur nos rétines.

Par contre, dans sa partie globale, le jeu déçoit. Maillots brouillons à une certaine distance, pelouse terne et mal rendue, animations aux bords du terrain presque inexistantes, ambiance générale trop sage, … On est loin de ce que peut promettre, pour le moment, le rival de toujours, FIFA 18. Si certains avanceront qu’il ne s’agit que de détails, nous répondrons qu’il en va tout de même de l’immersion dans laquelle se retrouvera le joueur, et cela a une vraie importance aujourd’hui. Sur consoles de salon, le jeu est donc assez fade, même si, on le répète, les modélisations sont de grande qualité. Sur la version PC, en 4k native, que l’on a pu tester, le constat est assez similaire bien que meilleur, notamment grâce à la haute résolution. On notera tout de même que les émotions visuelles dépeintes sont superbement retranscrites (joie, déception, colère) et qu’elles seraient, on nous l’a en tout cas promis, propres à chaque joueur.

Alors, on l’attend ?

C’est donc avec une certaine hâte qu’on attend le mois de septembre prochain. Cette année pourrait, en effet, marquer celle d’un tournant dans la bataille annuelle que se livre FIFA et PES puisque ce dernier a, enfin, de véritables arguments à vendre. Si certains points restent à perfectionner, il ressort de ces quelques heures manette en main un plaisir non dissimulé et un espoir assez fou : celui de retrouver le PES de notre jeunesse. Réponse définitive le 14 septembre 2017, sur PS4, Xbox One et PC.