L’armée américaine peut désormais abattre tous les drones qu’elle veut

drone

Par Jules le

Une nouvelle directive permet aux militaires américains d’abattre tous les drones, qu’ils soient commerciaux ou privés, s’ils le jugent nécessaire.

Alors qu’Amazon envisage d’envahir les cieux avec sa horde de drones de livraison, et que de plus en plus de particuliers se laissent tenter par ces appareils volants miniatures, l’armée américaine a décidé d’adopter de nouvelles mesures en matière de sécurité aérienne.

It’s a bird ? It’s plane ? No, it’s a frickin’ drone !

Désormais, tout drone pourra être abattu par l’armée américaine si elle le considère comme une menace. Cela concerne évidemment les appareils militaires, mais également les drones civils, privés ou publics, et commerciaux.

« Les nouvelles directives permettent de des mesures pour arrêter la menace, et cela inclut la traque, la désactivation et la destruction », a déclaré le capitaine Jeff Davis, porte-parole du Pentagone, dans des propos rapportés par le Military Times. Chaque base militaire répondra à la menace d’un drone « en fonction des circonstances ».

Jusqu’à présent, survoler une zone d’exclusion aérienne résultait à une amende et/ou une peine d’emprisonnement. Cette nouvelle mesure montre à quel point les autorités américaines prennent l’éventuelle menace que peut représenter un drone très au sérieux. Sur le territoire de l’oncle Sam, les zones d’exclusion aériennes ne comprennent pas seulement les bases militaires. Elles incluent les parcs nationaux, les stades lors d’un événement sportif, et tout ce qui se trouve dans un rayon de 5 km autour d’un aéroport (24 kilomètres pour le Reagan National Airport).

En France, ces « zones interdites » englobent Paris (le survol de la capitale en dessous de 6 600 pieds est prohibé pour tout appareil civil) et plusieurs bases militaires, à l’instar de la base sous-marine de l’Île Longue.