Prise en main : que valent les six Zenfone 4 présentés hier par Asus ?

Smartphone

Par Pierre le

C’est à Rome qu’Asus a présenté sa nouvelle ligne de smartphones pour cette année 2017. La gamme Zenfone 4 succède logique au Zenfone 3 de 2016 et se décline cette fois en six modèles pour viser un plus large spectre possible de consommateurs. Un choix marketing qui se tient, mais qui a pour conséquence de brouiller les pistes et qui risque de perdre l’acheteur dans un trop-plein de possibilités.

Le Zenfone 4 Pro

Six smartphones proposés

Au total, ce sont donc six smartphones, divisés en trois catégories, qui ont été présentées : le Zenfone 4, le Zenfone 4 Pro, le Zenfonce 4 Selfie, le Zenfone 4 Selfie Pro, le Zenfone 4 Max et le Zenfone 4 Max Plus.

Choix intéressant, le Zenfone 4 est le smartphone phare de cette gamme, mais n’est pourtant pas le flagship technique, place réservée au Zenfone Max (900 euros tout de même) et son Snapdragon 835.

Si le Zenfone 4 est bien le produit phare de la marque, c’est bien le Zenfone 4 Pro le vrai flagship. Proposé à 900 euros, il se hisse au niveau de la concurrence avec son processeur haut de gamme et ses 6 Go de RAM. En main, il se montre aussi agréable que le Zenfone 4 classique, puisqu’il adopte en réalité le même design. Le plus gros changement vient en réalité de l’écran. D’une dalle IPS, nous passons à une dalle AMOLED du plus bel effet.

Le design, justement, est calqué sur celui du Zenfone 4 avec son dos en verre et ses contours en aluminium à la manière d’un Honor 8. Un design certes joli à l’œil, mais qui ne se fera pas attendre pour attraper toutes les traces de doigt qui passent. Mention spéciale aux deux APN bien intégrés dans la coque. En utilisation, le smartphone est réactif et agréable et satisfera les acheteurs en quête de puissance. Néanmoins, nous avons du mal à déterminer le positionnement d’Asus avec ce produit, qui, s’il tient la dragée haute à ses concurrents, sur le papier, ne propose rien qui pousse à dépenser presque mille euros.

Le Zenfone 4 Selfie

Concernant les deux Zenfone Selfies, Asus a tout mis sur le double appareil photo frontal. Les deux smartphones sont assez similaires et, osons le dire, quelconques si l’on met cette particularité de côté. Certes, leur design en aluminium unibody est soigné, mais vu mille fois. En main, ils restent tout de même agréables et réactifs,puisqu’ils sont équipés d’un Snapdragon 430 et 625.

Enfin, le Max se montre également assez quelconque avec sa coque unibody. Décliné en deux versions (5,2 et 5,5 pouces, tous deux en HD), il représente l’entrée de gamme d’Asus, le petit modèle ne dépassant pas les 200 euros. Pour convaincre l’acheteur, Asus mise tout sur la batterie, puisque le Max est équipé d’une batterie de 4100 mAh. Fait intéressant, il dispose également d’un double capteur photo que nous n’avons pu essayer.

Le Zenfone 4 Max

Un appareil photo prometteur qui inquiète

C’est sur l’appareil photo que la marque cherche à se démarquer. Disposant d’un double APN de 12 et 8 mégapixels, le Zenfone 4 Pro donne à l’utilisateur la possibilité de prendre des clichés grand-angles. Le capteur, conçu par Sony, offrant un angle de 120 degrés. Si l’idée est bonne sur le papier, les clichés semblent pourtant légèrement déformés par le processus. De même, l’appareil photo ne nous a pas réellement convaincus après quelques clichés (dans une lumière loin d’être idéale, précisons-le). On espère pour Asus que le capteur tiendra toutes ses promesses, étant donné qu’il est la seule particularité visible du smartphone face à la concurrence.

Sur le Selfie, le même duo d’APN et le même grand-angle sont proposés, mais en façade. Ainsi, Asus invente les Wefies, un terme marketing qui prête à sourire et qui permet de prendre des photos de groupe, en grand-angle, bien sûr. Sur la façade arrière, Asus a placé qu’un APN simple, le double capteur à l’avant étant le principal argument de vente.

Le double APN du Selfie

On enlève une couche de surcouche

ZenUI 4 est également de la partie pour cette nouvelle gamme. Asus nous promet une surcouche plus simple, plus claire, et surtout moins saturée d’applications conçues par le constructeur. C’est non sans fierté qu’Asus a annoncé s’être contenté du strict minimum en se contentant de dix applications natives. S’il n’y a pas de quoi applaudir (cela devrait être la base), c’est tout de même plaisant à savoir. Enfin, Asus promet de faire passer ses smartphones sous Android Oreo le plus rapidement possible, tout comme la gamme Zenfone 3.

Un problème de visibilité ?

Les smartphones de la gamme Zenfone 4 forment donc une gamme de smartphones intéressante, qui manquent pourtant d’une certaine personnalité. Néanmoins, en couvrant le maximum de marché pour séduire aussi bien les fans de selfies que ceux qui recherchent la puissance, la gamme risque de se perdre qui pourrait se tourner vers des produits disposant d’une meilleure visibilité.