Le FBI, la NSA et la CIA déconseillent aux américains d’utiliser les téléphones Huawei

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Par Julien Paillet le

La communauté américaine du renseignement s’inquiète toujours des liens du gouvernement chinois avec les géants de la technologie Huawei.

Selon The Verge, les responsables de six grandes agences de renseignement américaines ont averti les citoyens américains qu’ils ne devraient pas utiliser les produits et services fabriqués par les géants chinois Huawei et ZTE. Selon un rapport de CNBC (une chaine de télévision d’information économique et financière), les chefs des services de renseignement ont formulé cette recommandation lors d’une audience du Comité sénatorial du renseignement mardi dernier. Le groupe comprenait la présence des chefs du FBI, de la CIA et de la NSA ainsi que celle du directeur du renseignement national.

The Conspiracy

Lors de son témoignage, le directeur du FBI, Chris Wray, a déclaré que le gouvernement était “profondément préoccupé par les risques de permettre à toute entreprise ou entité qui est redevable à des gouvernements étrangers qui ne partagent pas nos valeurs d’accéder à des positions de pouvoir dans nos réseaux de télécommunications“. L’homme  ajouté que cela fournirait “la capacité de modifier ou de voler des informations de manière malveillante.”

Ces avertissements ne sont pas nouveaux. La communauté du renseignement américaine se méfie depuis longtemps de Huawei, qui a été fondée par un ancien ingénieur de l’Armée populaire de libération de Chine et a été décrite par les politiciens américains comme «une branche du gouvernement chinois». L’histoire est digne d’un film de conspiration politique sur fond de nouvelles technologies. 

Huawei Technologies Co. Ltd en peine

Le mois dernier, Huawei avait prévu de lancer son nouveau produit phare, le Mate 10 Pro, aux États-Unis par l’intermédiaire d’AT&T, mais l’opérateur s’est retiré de la transaction à la dernière minute, apparemment en raison de pressions politiques. 

Les législateurs américains envisagent actuellement un projet de loi qui interdirait aux employés du gouvernement d’utiliser les téléphones Huawei. Lors de l’audition de mardi, le sénateur républicain Richard Burr, président du Comité sénatorial des renseignements, a notamment déclaré: “La Chine, et en particulier les télécoms chinoises comme Huawei, qui ont des liens extraordinaires avec le gouvernement chinois, est au centre de mes préoccupations. “

En réponse à ces commentaires, un porte-parole de Huawei a déclaré à CNBC: “Huawei est au courant d’une série d’activités gouvernementales américaines visant apparemment à empêcher l’activité de Huawei sur le marché américain. Huawei fait confiance aux gouvernements et aux clients de 170 pays dans le monde et ne présente aucun risque de cybersécurité plus important que n’importe quel fournisseur.

À noter qu’en septembre dernier, Huawei a dépassé Apple en tant que deuxième plus grand fabricant de smartphones au monde, derrière Samsung. C’est également l’un des plus importants vendeurs de smartphones en France.

2 réponses à “Le FBI, la NSA et la CIA déconseillent aux américains d’utiliser les téléphones Huawei”

  1. Tu vois quand tu réfléchis, tu trouves des solutions, ne rien avoir à ce reprocher c’est ce mettre en sécurité. A toi seul tu viens de résoudre le problème de sécurité nationale de la plupart des pays du monde. Et sinon je te laisse continuer à te bercer d’illusion avec ton téléphone chéris, accroche toi bien a ces dernières comme à une bouée de sauvetage, c’est pas comme si chaque organisme d’état, vendeur, banque, et GPS de ton téléphones, ne collectaient pas les données sur nous, mais oui accroche toi a ton illusion de contrôle.

  2. "Troll" c’est cher payé pour ma remarque je trouve. Je vais tenter de faire plus élaboré. A la question du "ont-ils vraiment intérêt à savoir si machin joue à CC ou s’il a des photos coquines sur son tel", la réponse est, pour ma part, oui.Tous les événements de la vie encouragent des dépenses, favorisent des comportements, façonnent de nouvelles habitudes. Lire un compte en banque pour quelqu’un qui travaille dans cet établissement, c’est presque lire un journal intime. Derrière chaque achat, il y a une raison. Or nos téléphones aujourd’hui rassemblent ces données et plus encore : santé, couple, hobbys (jeux d’argent, jeux vidéos, peinture), nos journaux préférés.Avec l’idée que finalement ce n’est pas si grave que cela que quelqu’un accède à un terminal sans avoir à s’en effrayer parce que ce n’est pas important, c’est la même chose que dire "je n’ai rien à me reprocher = je n’ai rien à cacher donc tout est consultable, y compris cette toile qui fait que je suis moi-même". A cela je répondrai deux choses : 1- Qui me dit que ne rien avoir à se reprocher aujourd’hui, c’est ne rien avoir à se reprocher demain ? Si la question de la conservation des données fait autant débat, c’est qu’il deviendrait facile de se voir accusé plus tard de quelque chose qui a eu lieu il y a cinq minutes. Je grossis le tableau mais la démocratie et ses principes ne sont pas immuables, les serveurs monstres installés ici ou là pour des raisons de besoin toujours plus grand de stockage oui. 2- Si j’accepte que quelqu’un consulte mon terminal, j’accepte de ne plus avoir de secret qui m’appartienne et par conséquent, me limite. C’est l’idée de la "panoptique" que j’ai résumé trop vite dans celle du "contrôle social". Savoir que quelqu’un peut regarder par dessus mon épaule sans que je ne le sache va me forcer (sauf à n’en avoir rien à cirer, ce que je peux admettre, sauf pour le "quidam moyen") à adopter un comportement "compatible". Au delà de ne pas pousser volontairement les gens quand je rentre dans le métro ou à doubler quelqu’un dans une file, j’adopte aussi un comportement "compatible" dans la façon dont j’utilise aussi mes appareils : je ne vais pas chercher à me renseigner sur un livre parce que son auteur a été vilipendé en public ; je ne vais pas chercher à comprendre une part de ma sexualité que j’ai découvert parce que ces pratiques sont considérées par certains aujourd’hui (tous demain ?) comme déviante. Je deviens lisse, aussi remplaçable que le pauvre ère assis devant moi ce matin. Je me censure et cela simplement parce que j’ai intériorisé que ce que je faisais aujourd’hui regarde aussi celui qui consultera ma "fiche" à chaque instant.Quand à la dernière remarque qui semblait vouloir me faire passer pour un doux rêveur, l’utilisation du pronom personnel est important mais ne fait pas montre de naïveté. J’aurai pu être plus complet : "mon terminal, mes pratiques, mes gestes, mes connaissances, ma vie privée". Il est pourtant facile d’adopter certains comportements : limiter l’utilisation de sa CB, régler tous les paramètres de confidentialité au max sur son réseau social, être attentif dès lors que l’on signe quelque chose qui implique la réutilisation de nos images et noms, vérifier à la localisation de son terminal via les paramètres de son téléphone et rester attentif aux applis indélicates sur ce sujet. On nous demande pourtant notre avis au début, or tout le monde s’en fout. C’est quand même dingue de devoir adopter ce genre de comportements simplement parce qu’on veut un peu de paix, non ? Si ? Tu me propose de me taire alors ? Ce sera non.Plutôt que de laisser ton commentaire (que j’avais résumé par "oui bah on s’en fout un peu non ?") qui me semblait faire l’impasse sur plusieurs éléments, je souhaitais apporter ma pierre à l’édifice. La voilà donc, placé sur ce merveilleux pont que nous formons via cette discussion.C’est généralement quand il est trop tard que les gens se réveillent, autant utiliser cette incroyable invention qu’est Internet pour échanger avant qu’il ne soit trop tard, qu’en dis tu ? 🙂

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