#PitchGate, Brioche Pasquier s’exprime et envoie des pains

Business

Par Elodie le

C’est l’affaire qui fait trembler le monde des start-up. Le pitch est simple, le groupe brioche Pasquier vouera aux gémonies toute personne qui tentera d’utiliser le mot pitch.

“Pitch” c’est quoi ? Cet anglicisme passé dans le langage courant est une courte présentation qui présente un produit/offre. Elle doit être aussi claire et attractive que possible pour susciter l’envie (d’achat, de visionnage, de recrutement, etc.).

Sur ce principe, Frederic Bascunana a l’idée de fonder les Pitch Parties pour apprendre aux start-up débutantes à présenter leur projet en public et face à des entrepreneurs et investisseurs potentiels pour tester la valeur de leur discours et de leur concept.

Pas de pitié pour les Pitch

Las, ces pitch parties ne seront bientôt qu’un lointain souvenir. Si Brioche Pasquier dit « soutenir l’entrepreneuriat », la société entend bien protéger l’utilisation du terme Pitch, dont elle a déposé la marque. Quand bien même cet anglicisme serait passé dans le langage courant ou que le secteur visé est diamétralement opposé à l’agroalimentaire.

Pitch, c’est « choco pépite, fraise, comme tu veux », mais pas n’importe comment, faut pas pousser mémé dans les orties. Comme le rapporte le Figaro Tech, Brioche Pasquier a confisqué le mot “pitch” dans une multitude de catégories auprès de l’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle), notamment dans celle dédiée à la formation et à l’éducation. Depuis janvier 2017, l’organisme a rendu 10 décisions consultables en ligne. La plupart rendue au bénéfice du groupe, notamment concernant l’emploi de la marque Pitch Me ou Pitch in the plane, contrairement à La Pitch Academy.

Des start-up dans la tourmente

Ces litiges se sont parfois soldés par un accord financier ou par un abandon des jeunes pousses, mais le groupe Brioche Pasquier ne semble pas avoir déposé le mot « conciliation » : 6 jeunes pousses ont reçu des missives des avocats spécialisés en propriété industrielle du groupe leur demandant expressément de renoncer à leur concept ou marque. Les Pitch Parties seraient sur le point de faire tomber le rideau : « privée du terme, mon activité n’a plus sa raison d’être », regrette-t-il dans les colonnes du Figaro.

Contactée à de multiples reprises pour s’exprimer sur ce #PitchGate, l’entreprise est restée muette jusqu’à hier où elle s’est fendue d’un tweet… lapidaire.

« Nous soutenons l’entrepreneuriat et continuerons à le soutenir dans le respect des droits de chacun ». Et Pitch semble avoir tous les droits (de la marque).