Deux millions d’utilisateurs piratent Spotify pour écouter de la musique sans pub

Business

Par Olivier le

Spotify fait la chasse aux utilisateurs qui parviennent à écouter de la musique sans payer… ni écouter de la publicité. La semaine dernière, on apprenait que le service de streaming avait commencé à prévenir ces auditeurs indélicats. On sait maintenant combien ils sont.

Le modèle économique de Spotify est double. Il y a l’offre premium qui coûte une dizaine d’euros par mois pour accéder à l’intégralité du catalogue du service de streaming depuis tous ses appareils. Et puis il y a une offre gratuite, financée par des spots de pub qui saucissonnent les tunnels de musique. Des utilisateurs malintentionnés utilisent des applications Android non autorisées par Spotify qui suppriment les publicités.

Applications pirates

Ce sont environ 2 millions d’utilisateurs qui profitent des services de Spotify sans rien débourser ni écouter les spots, a révélé l’entreprise. Un manque à gagner pour la société, qui a commencé à alerter les utilisateurs qui se servaient de ce genre d’applications. Les termes employés dans le message étaient fermes : « Si nous détectons l’utilisation répétée d’applications non autorisées par nos règles d’utilisation, nous nous réservons le droit de suspendre ou de mettre un terme à votre compte ».

Les utilisateurs repérés par Spotify avaient donc tout intérêt à revenir dans le droit chemin en écoutant le service via son application officielle. Ou payer le forfait pour se débarrasser de la publicité… Fin 2017, Spotify enregistrait 157 millions d’utilisateurs actifs, dont 86 millions qui passent par la formule gratuite du service. Ces 2 millions de pirates représentent donc 2,3% de tous les utilisateurs Spotify « gratuits ».

Cela parait peu dans l’absolu, mais cette démarche est indispensable pour rassurer les futurs investisseurs qui achèteront des actions de Spotify. L’entreprise va en effet entrer en Bourse, et il lui faut montrer qu’elle n’a aucunement l’intention de se laisser manger la laine sur le dos.

Source: Reuters