En quelques phrases, Donald Trump a fait perdre 50 milliards de dollars à Amazon

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Par Henri le

Le groupe Amazon a passé un bien mauvais mercredi. Le cours de la firme de Jeff Bezos a totalement décroché à Wall Street suite aux propos du président Donald Trump.

Crédits : Flickr/Silus Grok

La séance boursière du mercredi a dû être particulièrement difficile à vivre pour Jeff Bezos. Le groupe Amazon a vu le cours de son action chuter dangereusement de 7,4%, ce qui équivaut à une perte de 50 milliards de dollars. Et même si ce dernier est légèrement remonté en fin de journée, il reste très largement dans le rouge (-4,38% aujourd’hui).

Alors que le marché boursier malmène les valeurs technologiques depuis l’affaire Cambridge Analytica, Amazon arrivait à tenir le cap. Mais de récents propos tenus par Donald Trump, relayés par le (très bien informé) site Axios ont mis le feu aux poudres.

On peut y lire que le président américain aurait le géant du e-commerce dans le collimateur. Les propos font état d’une véritable obsession de Trump envers la firme de Jeff Bezos.

“Si le Capitole veut la peau de Facebook, le président Trump n’en a rien à faire. […] Il veut s’attaquer à un autre géant des technologies : Amazon. Il est complètement obsédé par Amazon.”

Crédits : Wikimedia Commons

Vieilles rancoeurs

Selon Axios, qui indique disposer de cinq sources différentes, le 45e président des États-Unis s’est clairement interrogé sur les moyens dont il disposait pour s’attaquer à Amazon. Avant même son investiture, il avait déclaré que le groupe avait « un énorme problème avec l’antitrust », c’est-à-dire les lois qui s’oppose à l’entrave de la libre-concurrence afin de limiter les monopoles.

“Il s’est demandé à voix haute s’il y avait un moyen d’attaquer Amazon avec la loi antitrust ou sur la concurrence.” 

Donald Trump estime qu’Amazon profite d’un traitement de faveur en termes de fiscalité, alors même que l’administration Obama s’était penchée sur ce cas en 2014. Si les reproches du président, qui déclare qu’Amazon tue les magasins en dur, sont effectivement vecteurs de réflexion, elles soulignent une nouvelle fois le rapport de défiance entre les deux hommes.

Le président a effectivement vu d’un très mauvais œil le rachat du Washington Post par Bezos en 2013.

Selon lui, cela a créé une collusion en vue de l’attaquer personnellement par voie de presse. Il faut dire que le Washinton Post et le New York Times ont été les premiers à s’intéresser aux casseroles du candidat républicain. Ils sont donc largement perçu comme les pourfendeurs du président, qui n’hésite pas à les traiter de menteurs en retour (malgré les sources et les faits constatés).

Quoi qu’il en soit, la sortie de Trump a cette fois-ci eu un réel impact sur le groupe, tout en soulignant la volatilité extrême du marché.