Parrot repart en vol avec l’ANAFI

drone

Par Anh Phan le

Alors que Parrot a laissé DJI prendre le large sur le marché des drones alors que c’est Parrot même qui avait lancé l’idée, voici que la marque française revient avec un drone qui vient concurrencer les DJI Mavic Air et autres concurrents de la même gamme.

ANAFI, c’est son nom et le positionnenement que Parrot vise est clairement celui du drone qu’on peut emporter partout avec soi. Du débutant à l’enthousiaste, le Parrot ANAFI se déplie en seulement 3 secondes et Parrot promet 20 secondes pour que l’ANAFI soit dans les airs. De la première prise en main que nous avons eu, tout était très simple et beaucoup plus accessible qu’un DJI, même un Spark.

Comme vous pouvez le voir sur les photos, l’ANAFI se plie et se déplie assez facilement si bien qu’une fois replié, il se range en longueur. Dans la pratique, c’est plus simple pour le rangement dans un sac. Avec un alliage de matériaux comme la fibre de carbone et la fibre de verre, le Parrot ANAFI semble solide. Avec un poids de 320g, le drone français est plutôt léger.

Côté multimédia, le Parrot ANAFI est le premier drone sur le marché à enregistrer des vidéos en 4K HDR à 30fps jusqu’à 100MBps. On notera la possibilité d’enregistrer des vidéos en 4K ou UltraHD, les puristes apprécieront. De plus, en 1080p ou 720p, on pourra enregistrer jusqu’en 60fps. Pour les photos, c’est un capteur de 21 Mégapixels qui assurera la prise de vue et en rognant dans le capteur, on peut zoomer en vidéo jusqu’à x2 en Full HD,  x1,5 en 4K/UHD, et jusqu’à x2,8 en combinant un zoom numérique, le tout sans perte de qualité. Du coup, cela nous donne un objectif de 26-78mm en vidéo et 23-69mm en photo. On notera enfin le support du RAW et d’un mode Parrot-LOG en vidéo pour faciliter le travail en post-production.

La grosse nouveauté concerne la caméra qui repose sur un stabilisateur 3 axes en combinant stabilisation mécanique et logicielle. Mais la vraie particularité, c’est de proposer un tilt à 180° (de -90° à +90°), ce qui est une grande première et ce qui permettra aux photographes de mieux cadrer en fonction de leurs envies. La caméra pourra également s’incliner horizontalement de -40° à +40° afin d’assurer la stabilisation de l’horizon. La stabilisation numérique offre +5° à -5° d’EIS dans la direction du vol, ce qui permet de faciliter les travelings à grande vitesse.

Pour les performances pures, on parle de 25 minutes d’autonomie (en vol stationnaire et en 4K), une vitesse jusqu’à 55km/h en mode sport et la résistance à des vents allant jusqu’à 50km/h. La recharge peut se faire via le port USB-C de l’ANAFI et cela en 1h30 si vous utilisez un chargeur PD. Selon Parrot, le bruit des hélices a été réduit de 35% par rapport au BeBop et jusqu’à 50% par rapport aux concurrents du marché. Pour l’avoir fait tourner, on a été agréablement surpris par le bruit des hélices. La communication avec le Sky Controller 3 se fait via WiFi mais avec un système propriétaire de transmission omnidirectionnel assurant une communication jusqu’ à 4km de portée et ce, avec un retour vidéo. On retrouve le Smart RTH, pour un retour au point de décollage intelligent mais aussi un retour par rapport au pilote.

On finit avec la nouvelle application FreeFlight 6 qui reprend tout ce qu’on connaissait déjà avec les Bebop mais de nouveaux modes comme un mode Hyperlapse, un mode Slow-motion ou encore le Dolly-Zoom (la fameuse scène comme dans les Dents de la Mer par exemple). Il nous tarde de la tester. En revanche, pas de capteurs pour éviter les obstacles ou autres comme chez DJI, mais on est Geek, seules nos compétences de pilote comptent, n’est-ce pas ?

 

Disponible dès ce 1er juillet, comptez 699€.