L’Assemblée nationale vote l’interdiction des smartphones dans les écoles et collèges

politique

Par Elodie le

L’Assemblée nationale a voté en première lecture la proposition de loi interdisant les smartphones dans les écoles et collèges, mais pas pour les enseignants. Mais la loi n’a pas encore fini son parcours législatif puisqu’elle doit encore être examinée par le Sénat et peut être modifiée.

Les Beaux Gosses

En avril dernier, le gouvernement montrait son inflexibilité quant à l’interdiction des smartphones dans les écoles et collèges dès la rentrée prochaine, et avait même engagé une procédure accélérée sur ce texte.

Avec une majorité présidentielle à l’Assemblée, l’adoption de la proposition de loi faisait peu de doute. Sur Twitter, les députés LREM se sont félicités du vote de ce texte qui « favorise la concentration, les interactions sociales et l’activité sportive ». L’école, lieu d’apprentissage, se voit ainsi « sanctuarisé ».

Sanctuariser l’école

Pour l’opposition, cette loi est au mieux « inutile » au pire « une simple opération de communication ». Sur LCI, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Luc ferry, estime qu’« on va se priver d’une modernité dont on ne peut pas savoir à quoi elle va servir dans les 10 ans qui viennent ».

Évoquée depuis quelques jours via l’introduction d’un amendement de la majorité, l’interdiction n’a pas été étendue au corps enseignant, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel  Blanquer s’y montrant défavorable.

« Je pense que les règles qui s’appliquent aux adultes ne sont pas les mêmes que celles qui s’appliquent aux enfants et aux adolescents. Les professeurs ont suffisamment de conscience pour ne pas utiliser trop fortement le téléphone portable. Ce n’est pas nécessaire d’inclure cette dimension. »

L’utilisation des appareils mobiles est interdite dans les maternelles, les écoles élémentaires et les collèges lors des heures de cours et dans tous les lieux prévus par le règlement intérieur. L’élève est autorisé à utiliser son mobile en dehors des cours, pendant les heures d’interclasse ou de récréation, sauf si le règlement intérieur l’interdit. Pour le ministère, cette loi est nécessaire car « dans les faits, cette interdiction n’est pas suffisamment respectée par les élèves. »  Coté sanction, cela devrait rester à la discrétion des établissements.

Désormais, la proposition de loi va être examinée par le Sénat où LREM n’est pas majoritaire laissant augurer une bataille plus difficile à gagner.