Les connexions fibre progressent bien en France, mais pas encore assez vite pour l’ARCEP

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Par Gaël Weiss le

L’Arcep vient de publier les résultats de son observatoire du marché des services fixes à haut et très haut débit pour le premier trimestre de l’année. Le gendarme de télécoms note une belle progression du nombre d’abonnement fibre et de point d’accès Ftth durant les derniers mois, mais demande encore aux opérateurs « d’intensifier leurs efforts pour atteindre les objectifs de couverture qu’ils se sont fixés ».

À la fin du premier trimestre de 2018, les Français étaient 28,6 millions à bénéficier d’un abonnement internet à haut et très haut débit (THD). C’est 175 000 abonnements en plus depuis le 31 décembre 2017 et 685 000 abonnements supplémentaires depuis le 31 mars 2017. L’ARCEP note que les abonnements internet haut débit sont en baisse (-330 000 au premier trimestre 2018), mais que l’accès au très haut débit continue de progresser avec 1,7 million d’accès supplémentaires au cours de l’année 2018. Rappelons que pour l’ARCEP, le très haut débit correspond à un débit maximum descendant supérieur ou égal à 30 Mbit/s.

Un quart des français dispose d’un abonnement fibre THD

Point notable de ce rapport, souligné par Les Numériques, au 31 mars, 48 % des lignes très haut débit utilisées étaient des lignes FttH. L’ARCEP note : « plus de 3,6 millions de locaux bénéficient désormais d’un abonnement en fibre optique jusqu’au logement, en croissance de 355 000 en un trimestre et d’1,2 million en un an ». Reste que, rapporté au total d’abonnement à Internet en France, le THD ne représente toujours que 26% des abonnements.

Et c’est bien le problème de l’ARCEP, qui souligne qu’à l’horizon 2022 tous les foyers français doivent avoir accès au THD. Les opérateurs doivent donc encore convertir près de 74 % des abonnements des Français en quatre ans. Un défi qui semble aujourd’hui très difficile à atteindre, d’autant plus que si les zones urbaines et denses sont désormais à peu près correctement couvertes, le plus dur reste à faire : couvrir les zones rurales et moins denses. Les indicateurs de l’ARCEP ne sont d’ailleurs pas au beau fixe à ce sujet : « Le taux de mutualisation des lignes FttH reste encore très en retrait en zones moins denses d’initiative publique (30% contre 75% en moyenne nationale) ».

Il suffit d’ailleurs de jeter un coup d’oeil à la carte nationale des déploiements fibres pour se rendre compte du travail qu’il reste à effectuer par les opérateurs. À l’exception des grandes villes françaises et de quelques bassins de populations plus actifs que d’autres, la carte française est encore très blanche.