Un vaccin très prometteur vient d’être découvert afin de lutter contre le SIDA

Science

Par Mathieu le

Depuis sa découverte, en 1983, par Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, le VIH, virus responsable du SIDA, a parcouru un trop long chemin. Mais, l’histoire retiendra peut-être le début d’un vaccin dont les résultats présentés ce samedi à la revue scientifique The Lancet sont plus qu’encourageants. Trente-cinq ans après son apparition, la maladie qui a tué plus de trente millions de personnes dans le monde pourrait enfin être combattue de front.

Une solution d’avenir ?

Plusieurs chercheurs et scientifiques s’attèlent à la tâche. Dan Barouch, virologue exerçant à la prestigieuse Université d’Harvard et plusieurs collègues ont publié le 7 juillet les premiers retours du vaccin expérimental sur lequel ils travaillent depuis plusieurs années. Après avoir eu des résultats très encourageants chez les singes, ceux-ci ayant été protégés de l’infection, c’est bien chez les Hommes que l’on a remarqué une réaction immunitaire engendrée par la formule.

C’est un test sur 393 adultes qui a été mis en place. Ces derniers étant définis comme « en bonne santé, séronégatifs et âgés de 18 à 50 ans, vivant en Afrique de l’Est, Afrique du Sud, Thaïlande et États-Unis ». Plusieurs méthodes ont ainsi été testées : la première consistait notamment à la mise à disposition d’un placebo via 4 injections durant 48 semaines tandis que l’autre était l’une des nombreuses combinaisons vaccinales secrètes. Ces dernières, réalisées à partir de différentes souches du VIH rendues inoffensives, avaient pour but de créer une réponse immunitaire chez le patient. Dan Barouch, qui dirige l’étude, évoque une solution « robuste ».

Un test d’envergure

Ces nombreux tests ont également mis en exergue l’innocuité du vaccin, un élément très important à prendre en compte. Selon l’étude parue dans The Lancet, seuls cinq patients ont été victimes d’effets secondaires durant le traitement (douleurs, vertiges ou diarrhée). Du côté des 72 macaques de l’essai, plus de deux tiers ont été protégés du virus lorsqu’on leur a transmis. « Ces résultats représentent une étape importante », assure le professeur Barouch. Désormais, c’est sur 2 600 femmes en Afrique australe que le vaccin va être testé.

S’il n’existe aucune garantie que ce dernier fonctionne et protège l’humanité du virus du SIDA, il existe un véritable espoir. Pour connaitre les résultats finaux de cet essai à taille humaine, il faut désormais patienter jusqu’en 2021, voire 2022. On croise les doigts.