En six ans, plus de 250 personnes dans le monde sont mortes en prenant un selfie

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Par Anne Cagan le

Une équipe de chercheurs indiens a tenté d’évaluer le nombre de personnes mortes alors qu’elles prenaient un selfie. C’est en Inde qu’on dénombre le plus d’accidents mortels de ce type.

Je n’avais pas peur (…) si j’avais paniqué cela aurait pu être mortel”. Ce garde forestier n’a pas eu l’idée la plus lumineuse de l’année en acceptant de poser avec un énorme python sur les épaules pour le selfie d’un badaud. Mais sa présence d’esprit lui a permis d’éviter la catastrophe.

Certains amateurs de selfie ne s’en tirent pas toujours aussi bien. Comme le révèle le Washington Post, une équipe de chercheurs indiens a ainsi tenté d’évaluer le nombre de personnes mortes alors qu’elles prenaient un selfie. Et ils ont recensé 259 décès ces six dernières années dans le monde entier. Un chiffre qui n’est pas négligeable. Comme l’indique  FranceInfo à titre de comparaison, les requins si redoutés par certains ne sont la cause “que” de six décès par an.

Une évaluation qui n’est pas exhaustive

Les chercheurs ne fournissent de plus ici qu’une donnée indicative et pas un recensement exhaustif. Les statistiques sur le nombre de décès suite à des accidents ne précisent en effet pas la part de ceux liés à la prise d’un selfie. Pour obtenir une première évaluation, l’équipe a donc “réalisé une recherche exhaustive dans les articles d’actualité” en utilisant des mots clés tels que “mort selfie”, “accidents selfie”, “mortalité selfie” etc.

Conclusion de leur étude ? Les victimes sont en général jeunes (âge moyen 23 ans) et de sexe masculin (72,5% des personnes décédées). C’est en Inde qu’on dénombre le plus d’accidents mortels de ce type devant la Russie, les États-Unis et le Pakistan. La noyade, les accidents de transport et les chutes sont enfin les principales causes de décès. Une information à méditer avant de prendre un selfie au bord d’une falaise ou d’une voie ferrée. Les auteurs de l’étude recommandent d’ailleurs sans ambages de créer des “no-selfie zone” dans certains lieux touristiques et notamment à proximité d’étendues d’eau ou de pics montagneux.