Google : bonnes ondes pour le projet Soli

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Par Olivier le

Soli repart de plus belle. Ce projet technologique de Google, issu des travaux du groupe ATAP, avait été présenté en 2015, durant la conférence Google I/O. Le principe est simple : pouvoir contrôler un appareil… sans le toucher.

Mais comme pour tout ce qui parait simple, la technologie qui se cache derrière est complexe. Équipé de Soli, une montre connectée peut ainsi se piloter avec des gestes réalisés sans toucher son écran. Pendant la Google I/O de 2016, le moteur de recherche avait présenté le prototype fonctionnel d’une smartwatch équipée du radar Soli, capable de détecter les mouvements jusqu’à 15 mètres.

Un radar trop puissant

La démonstration avait suscité beaucoup d’intérêt, mais Google s’est heurté à un problème aussi bien technique que légal. Le radar indispensable au bon fonctionnement de la technologie Soli nécessitait une puissance élevée, qui pouvait provoquer des interférences avec d’autres systèmes. Problématique, notamment dans les cabines des avions.

Le FCC, qui certifie tous les appareils équipés d’une puce sans fil destinés au marché américain, a fini par donner son feu vert : les capteurs du radar Soli peuvent opérer à des fréquences plus élevées, mais pas autant que dans la demande initiale de Google. Dans ce dossier, la commission américaine avait été aiguillée par Facebook : Oculus, la branche VR du réseau social, avait en effet soulevé ces problèmes d’interférences.

Maintenant que tout le monde est tombé d’accord, Google s’est finalement ouvert un boulevard pour poursuivre les expérimentations autour de Soli. Et qui sait, lancer les premiers produits compatibles ! Le groupe n’a cependant rien révélé de ses intentions.