GAFA : Bruno Lemaire ne doute pas de la mise en place d’une taxation européenne des géants du numérique

politique

Par Jules le

Le ministre français de l’Économie et des Finances a fait de la taxation des GAFA son cheval de bataille en 2019. Si la France envisage de proposer un projet de loi dans ce sens au parlement d’ici fin février, Bruno Lemaire mobilise également les autres membres de l’Union européenne pour mettre en place une taxation plus large. Une initiative face à laquelle le ministre se montre confiant.  

Dans une interview pour le Journal Du Dimanche, Bruno Lemaire est revenu sur son projet de loi pour taxer les géants du numérique, notamment les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). L’actuel ministre français de l’Économie et des Finances ne compte pas limiter cette nouvelle taxation à l’Hexagone et soutient la mise en place d’une taxe à l’échelle européenne.

GAFA vous !

Il s’agit d’un enjeu majeur du XXIe siècle et d’une question de justice et d’efficacité. Nous soutenons une proposition européenne portée par Pierre Moscovici. Il reste quelques pays hésitants. Nous avons fait une offre de compromis en décembre avec l’Allemagne et je suis convaincu qu’un accord est maintenant à portée de main d’ici à la fin mars“, assure Bruno Lemaire à nos confrères du Journal Du Dimanche. Et d’ajouter : “À quelques mois des élections européennes, nos citoyens ne comprendraient pas que nous renoncions“.

En France, le projet de taxe sur les acteurs du numérique visera dans un premier lieu les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros à l’échelle mondiale, et 25 millions d’euros au sein de nos vertes contrées.

Pour le ministre, les taxations française et européenne seront “un outil puissant de lutte contre l’évasion fiscale“. Le ministère de l’Économie veut s’en prendre aussi bien aux paradis fiscaux qu’aux pays pratiquant le “dumping fiscal“, tel que l’Irlande ou les Pays-Bas.

Le fait que ces deux pays pratiquent une taxation légère des revenus des géants américains du Web comme Apple ou Google, risque de compliquer la mise en place d’un accord commun. L’Irlande est souvent réticente à réclamer les amendes records infligées aux GAFA par l’Europe.