Des « prisons intelligentes » sont testées en Chine

Intelligence artificielle

Par Manon le

Les services correctionnels de Hong-kong en Chine ont dévoilé leur intention de tester diverses technologies de surveillance dans l’idée finale de créer des « prisons intelligentes ». Ces prisons seraient capables d’assurer une meilleure protection aussi bien aux prisonniers qu’aux gardiens.

Selon un reportage du South China Morning Post, les prisons de Hong-Kong sont actuellement en train de tester divers services de hautes-technologies dans l’intention de créer des prisons dîtes intelligentes. Ces nouveaux services seront utilisés pour surveiller les comportements anormaux des prisonniers, pour prévenir les tentatives d’automutilation et pour améliorer le quotidien des gardiens.

Big brother is watching you

Pour l’instant, seulement trois établissements pénitentiaires participeront aux différentes phases d’expérimentation même si à terme, Hong-kong envisage de tous les convertir en « prisons intelligentes ». Les détenus de ces trois prisons tests seront tous munis d’un bracelet de type tracker qui surveillera leurs moindres faits et gestes en communiquant leur emplacement exact à tout moment de la journée. Ces bracelets seront même capables de prendre leur rythme cardiaque. Mais les mesures de sécurité ne s’arrêtent pas là. La prison sera également équipée de caméras qui utiliseront une intelligence artificielle qui aura pour mission de détecter tout comportement anormal afin de prévenir d’éventuelles bagarres ou des problèmes médicaux par exemple.

Parmi ces nouvelles technologies, on y retrouve un robot qui sera chargé de fouiller les excréments des prisonniers à la recherche de drogue passée en contrebande. Cette tâche ingrate était actuellement exécutée par le personnel de la prison à l’aide d’un bâton en bois. Tous ces nouveaux robots vont demander un investissement d’environ 125 000 dollars.

Une atteinte à la vie privée ?

Certaines de ces caméras devraient être installées dans les salles de bain ce qui pose la question de l’atteinte à la vie privée. Certains parlent d’une surveillance trop envahissante, mais le commissaire aux services pénitentiaires de la ville de Hong-kong, Danny Woo Ying-min, se défend en assurant que certaines zones seront noircies afin de laisser une certaine intimité aux prisonniers. Les technologies en constante évolution – même si on peut en comprendre l’usage – remettent sur le tapis le respect des droits des prisonniers qui ne seraient pas toujours respectés.

À noter que ce dispositif n’a pas encore fait ses preuves, mais s’il s’avérait efficace, il pourrait rapidement être étendu à la Chine entière avant d’éventuellement toucher d’autres pays.