Facebook supprime 1,5 million de vidéos après l’attentat de Christchurch

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Par Jules le

Dans les seules 24 heures qui ont suivi l’attaque terroriste en Nouvelle-Zélande, le réseau social de Mark Zuckerberg a retiré plus d’un million de séquences montrant le drame. Qu’elles aient été éditées ou non.  

Crédit : Shop Catalog via Flickr

Pour ajouter à l’horreur de son attaque terroriste contre deux mosquées de la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a couté la vie de 50 personnes et blessé 50 autres, le terroriste d’extrême droite Brenton Tarrant a filmé le tout en live à l’aide d’une caméra montée sur sa tête. Le but étant de diffuser le massacre sur les réseaux sociaux, notamment Facebook.

Modération rapide

Une séquence ignoble qui est restée en ligne 17 minutes avant que Facebook ne daigne enfin l’interrompre, à l’issue de nombreux signalements d’internautes. Si le réseau social de Mark Zuckerberg a suscité la colère de bon nombre de personnes pour l’inaction de son algorithme, pourtant si prompt à supprimer les photos de nus de la plateforme, cela ne signifie pas pour autant que Facebook est resté inactif, comme l’assure Mia Garlick.

La directrice de la politique publique de Facebook pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande a assuré que le réseau social a redoublé d’efforts pour empêcher la diffusion de vidéos liées à l’attaque de Christchurch.

En seulement 24 heures, 1,5 million de vidéos portant sur l’attentat ont été supprimés, dont 1,2 million lors de leur téléchargement“, peut-on lire sur Twitter.

Ces suppressions concernent aussi bien les vidéos tirées de la diffusion originale, que celles éditées ensuite pour censurer les images les plus choquantes. Mia Garlick justifie cette décision par la volonté de l’entreprise de respecter les personnes touchées par cette tragédie.