Intelligence artificielle : La France débloque les fonds pour le développement de quatre instituts spécialisés

La France veut investir dans l’intelligence artificielle et souhaite structurer ses pôles de recherche. Ce sera bientôt le cas grâce au label 3IA.

L’intelligence artificielle est au cœur de bien des débats et les nations les plus puissantes du monde investissent massivement pour la développer. La France a décidé de multiplier les centres de recherche et vient de sélectionner quatre projets qui recevront le label « Institut Interdisciplinaire de l’intelligence artificielle », abrégé en « 3IA ». Une initiative qui avait notamment été soutenue par le mathématicien et député LREM Cedric Villani.

Ces derniers avaient été présélectionnés à l’automne dernier, et viennent de recevoir la confirmation du gouvernement. Les villes concernées sont Grenoble (MIAI@Grenoble-Alpes), Nice (3IA Côte d’Azur), Paris (Prairie) et Toulouse (Aniti). Ce label de quatre ans va permettre à ces quatre instituts rattachés à des établissements d’enseignement supérieur de bénéficier de 75 millions d’argent public.

C’est un peu moins que prévu (100 millions), mais ce budget pourrait être augmenté à l’avenir, comme le précise la communication du ministère de la Recherche. Précisons également que seulement un tiers des financements proviendront de l’état et que l’enveloppe totale devrait être au minimum de 225 millions d’euros.

« Il s’agit de la notification d’un financement minimal qui a vocation à être rehaussé, sous réserve d’une évaluation au bout de deux ans constatant la bonne montée en puissance des instituts »

Les domaines d’étude entre les instituts seront similaires, mais chacun d’entre eux se focalisera sur l’un ou l’autre selon leur histoire et les forces industrielles engagées dans le projet.

Celui de Nice se focalisera notamment sur la santé et le développement du territoire tandis que son homologue toulousain se penchera par exemple sur le transport, l’environnement ou encore l’agriculture intelligente (entre autres ). Il s’agit donc d’une bonne nouvelle pour la recherche… Et pas que dans la capitale !