SpaceX : Le Starship réussit un premier vol d’essai

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Dans la nuit du jeudi 25 juillet, SpaceX a effectué un premier lancement de test de son vaisseau Starship après deux reports pour raisons techniques.

Vue d’artiste du Starship et de son lanceur. © SpaceX

Le prototype, baptisé Starhopper, n’a pas quitté l’atmosphère contrairement aux derniers tests de récupération de Falcon Heavy. Comme son nom l’indique, il était prévu pour effectuer un simple “bond” (hop en anglais), c’est à dire s’élever à une vingtaine de mètres du sol, puis se reposer à quelques mètres de son point de départ.

Un lancement assez peu intéressant visuellement, puisque tout était caché par un épais nuage de fumée. Mais une fois ce dernier retombé, le Starhopper était de retour au sol, témoignant ainsi du succès du test. Le meilleur point de vue est probablement celui de la caméra moteur, posté par Elon Musk sur Twitter. Ce dernier en a profité pour confirmer que ce vol d’essai s’était achevé sans encombre :

Il s’agit du premier test d’une longue série, qui devrait se poursuivre dans la haute atmosphère puis à terme, en dehors de celle-ci. A l’origine, ce vol d’essai était censé être réalisé dans la nuit du 17 juillet, mais une déflagration avait forcé les équipes de SpaceX à retarder le lancement pour pratiquer quelques tests de sécurité. L’engin avait cependant été largement épargné par les flammes. Elon Musk rappelait sur Twitter les avantages de l’acier inoxydable, très résistant à aux hautes températures.

Ce test avait été reporté une seconde fois pour cause de difficultés techniques mercredi. Le Starhopper n’a pas réussi à décoller, et les observateurs ont cette fois encore pu observer une déflagration, bien que moins impressionnante que la précédente. Là encore, l’appareil s’en est sorti quasiment indemne : plus de peur que de mal, donc.

Le Starship a vocation à servir de cargo commercial à moyen terme, puis à terme, à effectuer le voyage vers Mars. Comme la Falcon 9 et la Falcon Heavy, le Starship devrait être presque entièrement réutilisable. Des tests similaires à ceux conduits sur les deux premières devraient donc être conduits, à savoir réatterrir après un passage en orbite. A une différence près : le futur cargo interstellaire embarque les nouveaux moteurs Raptor, presque deux fois plus puissants que les moteurs Merlin utilisés jusqu’ici. Le lanceur Falcon Superheavy sur lequel sera monté le Starship embarquera pas moins de 31 de ces moteurs nouvelle génération.

Source: Wired