Nous serons 11 milliards sur la planète en 2100 (et ce n’est pas si élevé qu’il n’y parait)

Science

Par Jason Mathurin le

L’institut national d’études démographiques prédit que la population sera aux alentours de 11 milliards d’habitants au siècle prochain. Un chiffre relativement haut, mais qui dénote aussi un ralentissement de la croissance démographique.

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11 milliards d’habitants sur Terre en 2100. Ce chiffre peut paraître énorme, mais pas tant que ça ; cela signifie simplement que la croissance de notre population tend à se stabiliser. Dans son étude rapportée par le magazine Sciences et Avenir, l’Institut national d’études démographiques (Ined) prédit que nous serons 9,7 milliards en 2050. Ce qui signifie que la population n’aura augmenté que d’environ 1 milliard en 2100. Après avoir atteint +2% par année depuis 50 ans, la croissance démographique n’est que de 1,1% à ce jour. Et cette décélération tendrait à se confirmer, « jusqu’à la quasi-stabilisation de la population mondiale ». Une situation que l’on doit à la fécondité mondiale, qui a chuté de moitié depuis les années 1950. Si certains pays, comme le Niger affichent un ratio de 6,8 enfants par femme, nous assistons à des taux de fécondité beaucoup plus bas en Europe où l’on fait moins d’enfants, avec un taux variant entre 1,4 et 1,9. On note également des moyennes beaucoup plus basses dans certains pays asiatiques comme la Corée du Sud, avec 1,1 enfant par femme. Les femmes ont donc en moyenne 2,4 enfants, ce qui est deux fois moins qu’en 1950, où les femmes avaient en moyenne 5 enfants chacune.

Concrètement, au siècle prochain, voici à quoi devrait ressembler notre démographie : un tiers de la population aura pour foyer le continent africain, qui affiche une croissance démographique importante. Le continent africain ne représente en effet pour l’heure qu’un sixième de la population. Et le pays le plus peuplé ne sera plus la Chine qui va céder son titre à l’Inde. Celle-ci affiche ainsi un taux de fécondité de 2,2 enfants par femme. Si la population tend à se stabiliser avec le temps, il faudra néanmoins trouver des solutions pour nourrir nos 10 milliards d’habitants dans un premier temps puis 11 milliards en 2100. Interrogé à ce sujet, le député Noël Mamère affirmait à FranceInfo que ce défi n’était pas impossible, à condition que nous changions radicalement nos habitudes de consommation des ressources.